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24 novembre 2017

ARLES

 

De l’ombre à la lumière

Dans le vieux Arles, les lanternes de rue anciennes éclairent au LED.

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  • Mixité de couleurs et de culture

    Dès que le Mistral souffle, les Arlésiens se laissent entraîner dans le coeur de la ville, et se réfugient dans les librairies, les boutiques, les bars et les restaurants. La fête commence et rarement s’arrête. Cette mécanique ondulatoire se déploie entre deux pôles symboliques : le marché du samedi où l’on butine des produits typiques, grenades, kakis, tellines, maraichages asiatiques, dans une souriante mixité de couleurs et de cultures, (au fait, Arles est la seule commune de France qui compte trois AOC : huile d’olive, viande de taureau et riz de Camargue) et la Fondation LUMA située sur l’ancien site industriel du Parc des Ateliers où l’on réparait les locomotives à vapeur, et que traverse toujours la ligne SNCF.

  • La Fondation LUMA créée par Maja Hoffman, une enfant du pays et son campus

    Le martelage aléatoire façonnant ces milliers de briques métalliques fait de chacune d’elles une pièce unique. Aperçu du train, le site de la Fondation, créée en 2004 par une enfant du pays, Maja Hoffmann, se signale par les reflets métalliques de la tour en construction signée par l’architecte Frank Gehry.
    Ce bâtiment ressource qui accueillera notamment des artistes en résidence, ouvrira au public en 2019 tandis que divers bâtiments industriels d’origine, la Grande Halle, les Forges et la Mécanique Générale, rénovés, accueillent déjà une programmation artistique de haut vol. Sur le site de dix hectares, la vision ambitieuse de Maja Hoffman commence à prendre forme. Son projet vise à faire d’Arles une ville émancipée et émancipatrice sur la scène artistique internationale, une référence, grâce au Campus de LUMA, centre de création interdisciplinaire dédié à la production d’idées, de spectacles, d’archives, à l’éducation et à la recherche.

  • Dans l’atelier LUMA, utilisation des ressources naturelles

    Le chantier en cours semble au bout du monde, alors qu’il s’agit du début d’un monde: une matrice. Sous les poutrelles métalliques noires abritant l’Atelier Luma, botanistes, architectes, designers, ingénieurs, artisans polyglottes collaborent sur des projets vertueux à résonnance globale: le visiteur y découvre les travaux en cours portant sur l’utilisation des ressources naturelles locales pour fabriquer des objets biodégradables.
    En l’occurrence, les algues récupérées dans les étangs de Camargue servent à fabriquer des fioles et coupes aux formes inspirées d’objets trouvés dans les fouilles romaines, mais entièrement biodégradables.

  • Marché au centre ville

    S’extraire du Parc des Ateliers où le temps s’efface, regagner le centre ville par le boulevard des Lices, jusqu’au grand café Malarte. Sa terrasse incontournable, entièrement noire, invite à une pause café une fois le cabas rempli de légumes frais, pains bio, et autres spécialités du coin glanées de l’autre coté du boulevard, sur le marché.

  • La Grande Halle, un espace d’exposition pour oeuvres monumentales

    A quelques mètres, la Grande Halle abrite l’espace d’exposition pour des œuvres monumentales et le Réfectoire, un restaurant qui passera 100% bio au printemps 2018, proposant une restauration à base de produits camarguais sous la houlette du chef étoilé Armand Arnal officiant au restaurant La Chassagnette situé au cœur de la Camargue. Au Réfectoire, on s’assoie tous à égalité, sur des bancs aussi longs que les tables en formica coloré. Le mobilier en bois recyclé, dessiné par India Mahdavi, a été entièrement fabriqué à Arles par la société Eco-Fabric.

  • Rencontres d’Arles dans l’amphithéâtre et la Flair Galerie, rue Calade

    En remontant la rue, on tombe sur le théâtre antique où se déroulent chaque été les projections de photographies des Rencontres d’Arles. La rue de la Calade en longe l’extrémité Nord.
    C’est au n°11 qu’Isabelle Wisniak a ouvert en 2015 sa Flair Galerie dédiée au thème de la représentation animale, un choix guidé par son amour immodéré pour les animaux, qui l’amène à choisir des travaux d’artistes peintres, dessinateurs, photographes, sculpteurs sur des coups de cœur, en écho au bestiaire agreste ou religieux présent sur les façades arlésiennes.

  • L’Amphithéâtre construit par les Romains

    Au bout de la rue, l’Amphithéatre –les « arènes »- construit par les romains surgit de terre, éblouissant.

  • L’Hôtel du Cloître et son restaurant à tapas, l’Ouvre Boîte

    A deux pas de là, rue du Cloître, un curé en soutane remonte la rue, et passe sous les fenêtres de l’Hôtel du Cloître, qu’aucune enseigne extérieure ne mentionne: la façade dissimulée sous un jasmin, cultive sa discrétion. Dans la courette animée, des tables inventent un lieu de convivialité : c’est l’Ouvre Boîte, le restaurant à tapas de l’hôtel équipé d’une épicerie fine.
    L’hôtel du Cloître, propriété de Maja Hoffmann, cultive un décor raffiné. La botte secrète de l’établissement, c’est sa terrasse sur le toit, offrant une vue de choix sur le clocher de l’église Saint-Trophime.

  • Passage Doisneau, la Maison Close, lieu de vie dédiée à la photographie

    Non loin de là, passage Robert Doisneau, on pose les valises à la Maison Close, lieu de séjour et de vie artistique imaginé par Hervé Hôte.Le photographe arlésien passionné par sa ville, a créé un lieu unique : un studio de photographie qui fait aussi office de galerie, avec à l’étage, une chambre d’hôte bénéficiant d’une terrasse sur les toits.
    Cette unité d’habitation et de travail a été créée dans une dépendance de l’ancienne ébénisterie Dervieux par l’architecte de la prestigieuse Fondation Van Gogh, Guillaume Avenard, en tirant parti des matériaux existants : bois, pierre, ciment.

  • Restaurants en Arles : le Galoubet et le Monstre

    Pour diner, on se cale dans les banquettes du Galoubet, devant le feu de cheminée, au restaurant de Céline et Franck Arribart.
    Mais depuis juillet 2017, le nouveau venu dans les nuits arlésiennes qui ne passe pas inaperçu, c’est Monstre, le restaurant des deux complices Bouassi et Antonin, qui ne désemplit pas, en passe de devenir l’adresse préférée des acteurs d’Hollywood en tournage en France et du petit monde du cinéma français…aficionado. On y fait de « monstrueuses » rencontres.

  • Direction Les Saintes Maries de la Mer, sur la route de la Camargue

    Et puis, ne pas hésiter à partir en direction des Saintes-Maries-de-la-Mer pour se reconnecter avec les paysages camarguais. Sur la route, déguster le Vin de Pays Bio Terre de Camargue au domaine de Valériole, au cœur du Parc naturel régional, et puis 37km au sud de la cité, parvenu aux « Saintes », craquer pour une paire de camarguaises en peau retournée, celles qui résiste aux ronces et mauvaises herbes. 
    La mythique botte Le Gardian, créée par Gilbert Soler se trouve dans la boutique d’origine ouverte en 1981 dans la rue principale des « Saintes ». Elle a conquis les cavaliers camarguais pour sa longévité et ne faillit pas à ses critères de qualité et de confort. A venir en Camargue, autant se sentir droit dans ses bottes.

  • Les adresses de Plume Voyage en Arles

    Dans le dédale des rues, le photographe anthropologue nous entraine à la rencontres des Arlésiens: chez Thierry, à la Rémoulerie, on vient faire aiguiser ses ciseaux.
    A l’Atelier SHL, le tireur de photographies sud coréen Shungee Lee a choisi la rue de l’Hôtel de ville, pour installer son atelier de tirages et de retouche créative et nous plonger dans les coulisses de l’art photographique.
    Coté décoration intérieure, Dou Bochi, la boutique d’Eric Bergère ancien directeur artistique d’Hermès et de Lanvin, présente l’art de vivre en Camargue à travers objets d’artisanat régional et des vêtements de sa création. Et si Arles a un parfum, il vient de La Parfumerie Arlésienne, antre de Fabienne Brando qui imagine « l’Eau d’Arles », « l’Eau de Camargue » ou crée le parfum de Fortunette des Baux, une arlésienne qui fit fortune à Rio.

    A la Maison l’Etoile, le décorateur Michel Pignan associe le mobilier contemporain à des pièces ethniques ou des gravures chinoises du peintre Ji Dahai inspirées des paysages de calanques.


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