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Un été en France: ROSE THÉ, UN HOTEL DE PLAGE À LA CIOTAT

Rose thé. Drôle de nom pour un hôtel de plage. L’élégant building années 30 l’a conservé depuis bientôt un siècle : il désigne une rose, créée en 1833 par un homme pour une femme idéalisée qui n’aurait jamais vu le soleil, aussi pure qu’une « nymphe émue ». C’est l’histoire que Malika Mokadem adore raconter, sa jeune propriétaire tissant chaque jour la légende d’un établissement déjà culte à La Ciotat. En faisant appel aux talents locaux, chaque détail a été travaillé, peaufiné, le style Art Déco d’origine pimenté d’un zest de culture californienne. Nouvelle adresse tout en douceur, plage de La Ciotat.

Hotel Rose Thé La Ciotat ©F SPIEKERMEIER

Vue Mer

Ils sont (presque) partout : rose bonbon érigé dans le hall de la réception, beige incrusté de coquillages dans la salle de restaurant attenante à la terrasse, et suivez la vague en fer forgée de la rampe d’escalier permettant d’accéder aux chambres : là aussi, les surfs trônent, en bois exotique, face au lit, prêts à céder à l’irrésistible appel des déferlantes du spot provençal. La mer : tout a été pensé pour que rien n’occulte sa vision, sa sensation, ses odeurs, sa chanson, avec des fenêtres sans obstacle ouvrant, pour certaines, sur une terrasse privative agrémentée d’un jacuzzi.
Hotel Rose Thé La Ciotat ©F SPIEKERMEIER

Un Rêve accompli

Mais c’est l’inverse qui s’est produit l’été dernier. Allongée sur son transat, sur la plage, (on dirait une chanson !) admirant la façade du vieil hôtel, elle rêvait… de faire sienne cette bâtisse où enfant, elle séjournait avec sa grand-mère, et où elle a rencontré l’homme de sa vie, au retour de ses études universitaire à Berkeley, non loin de San Francisco. « Et si c’était possible ? » Et parce que la chance lui rend bien son sourire, l’ancienne propriétaire a bien voulu étudier sa proposition. Parce qu’elle connaissait la « petite », pardi ! Et le rêve s’est accompli.

Plaisir responsable

« Pour moi, le Rose Thé est une femme ouvrant ses bras sur la mer. Cet hôtel devait être basé sur l’Amour ! » Malika Mokadem n’aime pas tant les « concepts, terme galvaudé »… elle aime mener un projet dans la cohérence, « pour que tout soit en adéquation » sans pour autant aspirer à la perfection! Ciotadenne de 4ème génération, amoureuse de sa ville natale, c’est un projet socialement intégré qui fait sens pour elle : revenir sur sa terre n’est possible qu’en se liant avec les personnes qui y vivent et y travaillent déjà. Tisser du lien, donner du plaisir tout en étant responsable. Veiller à diminuer son empreinte carbone. Travailler avec des talents locaux à tous les niveaux, depuis les travaux, à la décoration, de l’entretien jusqu’au service, c’est réduire les distances parcourues entre le domicile et le travail. C’est un gain de temps appelant plus de détente, de plaisir, de l’énergie positive en action et moins de carbone pour faire respirer la planète. Les clients aussi tiennent à réduire leur empreinte carbone : ceux qui résident à deux rues de là viennent à pied passer un week-end au bord de l’eau.
Hotel Rose Thé La Ciotat ©F SPIEKERMEIER

Un lieu multigenérationnel depuis 1932

L’amour, c’est épouser l’âme du lieu : situé à quelques mètres du Palais Lumière des frères Lumière, dans un périmètre protégé par les Bâtiments de France, le Rose Thé a ouvert en 1932, peu de temps après le Casino. Il a vu s’y côtoyer pêcheurs, travailleurs du chantier naval, armateurs, noceurs d’ici et visiteurs d’ailleurs. On aime le terme « multigenérationnel », l’idée de mélange des horizons. Le soir autour du comptoir, la mixologue aux mains de fée prénommée Jacqueline, distille couleurs, parfums, alcools et saveurs exquises avec une dextérité ultra féminine érigée en spectacle hypnotisant. Les verres ont été soigneusement choisis pour accueillir chaque mixture relevée par l’utilisation des herbes du jardin aromatique de l’établissement.

Rose vert Bleu, une décoration collégiale

C’est Roxanne Bondonno, décoratrice d’Intérieur et ciotadenne d’adoption, en collaboration avec la décoratrice marseillaise Fanny Reggio, qui ont traduit les aspirations de Malika à la création d’un lieu familial, convivial évoquant les vacances et la détente en toute saison. Les 15 chambres, toutes différentes, cocons intimes, conservent l’empreinte des femmes ayant traversé ses murs. Trois couleurs de base -rose, vert, bleu- y sont déclinées. La tête de lit est une fresque, poulpe ou sirène, réalisée par l’artiste Mélanie Marasse. Chaque salle de bain est travaillée de manière monochrome avec des carreaux mat, une robinetterie en laiton sur- mesure. L’artiste Julie Robert a dessiné et fabriqué chaque coussin en punch needl. Annabel Kern, fournit le linge de lit en gaze de coton, plaids et peignoirs. La jardinerie du Moulin a végétalisé la terrasse extérieure et Hélène Jungle Art la verrière intérieure, véritable nid de fraîcheur au cœur de l’été. Dans la grande salle de restaurant pouvant accueillir cent couverts, un carrelage noir et blanc rythme l’espace où le bar est la pièce maîtresse, grand comptoir ovale revêtu de plumes en céramique Ecce Gusto et agrémenté d’un plan en marbre blanc conçu par un marbrier de La Ciotat.
Hotel Rose Thé La Ciotat ©F SPIEKERMEIER

Un hôtel des Années Folles

Aventure humaine par nature, le projet a même été retardé par la guerre en Ukraine, l’usine de grès ayant été détruite par les bombardements « Nous avons vécu des expériences folles, mais c’est un hôtel des Années Folles ! » sourit Malika Mokadem. Adoratrice et protectrice de la mer, elle entrainera en octobre le personnel dans le nettoyage de la plage avec l’association Surf Rider Foundation, et engage le Rose Thé dans le respect l’environnement en adoptant les éco-gestes qui permettront d’obtenir le Label Clef Verte. Côté restauration, les acteurs agricoles bio de proximité sont privilégiés, pour une cuisine méditerranéenne de saison enlevée par le chef Stanislas Clavier. Le plus dur ? Sortir des bras du Rose Thé pour se perdre dans la vieille ville…
hotel-rosethe.com
@rosethelaciotat

Et puis un tour en ville… notre guide d’adresses pépites

Le chantier naval de La Ciotat lové dans une calanque donne au petit port de pêche un nouveau poumon depuis sa renaissance, après d’âpres batailles menées par les ouvriers pour retrouver des repreneurs. Chose faite avec un succès mérité puisque le chantier vient de s’équiper d’un nouveau bassin pour accueillir des méga-yachts de 115 mètres. Pour résumer, La Ciotat est le premier spa hightech de la Côte d’Azur où les milliardaires envoient leurs villas flottantes se refaire une beauté. Du coup les équipages du monde entier se répandent le soir sur les quais créant une animation sans égale. Les Ciotadins, eux, se réservent les ruelles étroites et ombragées. On fait un stop en amoureux au Café Accacia, le coffee shop concept store inspiré des USA, avec choix de produits déco locaux, ou à deux pas de là chez Les Frérots, la cave « naturiste » pour dénicher un vin naturel tout en admirant les œuvres de Valérie Leydet, artiste en vue exposée et tisseuse d’âmes, on fait un saut à la galerie Nikau, près de la médiathèque, une ancienne chapelle convertie en espace d’exposition d’artistes du Sud. Et puis on s’échappe vers la calanque du Mugel, juste derrière le chantier : les fonds turquoise font écho à l’univers du Rose Thé pour lequel Caroline Colas, créatrice, a créé des bijoux à base de pierres qu’elle collecte un peu partout, comme les coquillages pêchés dans la calanque.

La Ciotat

NOTRE PETIT GUIDE EN VILLE

@ CAFE_ACCACIA
Les Frérots 12 rue des Frères Blanchard
@Valerie Leydet
@Galerie Nikau
@Caroline Colas créations


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