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9 Novembre 2012

L’art au tapis

L‘art se traduit au tapis.

PLUME

Neuf tapis pensés comme des œuvres d’art on été exposés durant la Fiac, à Paris à l’Hôtel de Livry.

Réalisés à partir de travaux d’artistes et de designers, sous la houlette de la galeriste zurichoise Franziska Kessler et de l’historienne d’art Marianne Karabelnik, ils ont été produits en huit exemplaires chacun par le fabricant Tai Ping.
Une belle collaboration qui permet aux tapis de grimper (presque) aux murs et l’art contemporain de trouver un écho dans le mondes des arts décoratifs. Une réunion de talents qui offre une variété de formes et d’expressions à la collection Needknot.

« Je n’ose pas marcher de dessus ! » s’exclame une dame s’arrêtant net devant le tapis de l’artiste Ayşe Erkmen. Les grands entrelacs noirs dessiné par l’artiste turc, en écho à ses installations de fils, s’étalent sur un fond crème moelleux. Les bords sont irréguliers et suivent le rythme des traits noirs. L’ensemble abstrait pourrait facilement s’accrocher au mur. Mais celui-ci, comme les huit autres présentés en Off de la Fiac sont bel et bien des tapis, précieux, décoratifs et moelleux pour les pieds.

Franziska Kessler qui est à l’initiative de cette idée originale a toujours cherché des moyens d’expressions entre le design et l’art. D’abord journaliste-styliste à Paris, spécialisée dans le design, puis consultante, conseillère pour des compagnies privées, et architecte d’intérieur, la galeriste suisse a toujours voulu laisser l’objet d’art s’exprimer hors des galeries, dans des appartements, des hôtels, des lieux privés pour lui donner une fonction, une utilité. C’est dans cette idée qu’elle a invité, avec Marianne Karabelnik, des artistes et designers contemporains comme Erik Bulatov, Christian Astuguevieille, Ayşe Erkmen, Alex hanimann, Nic Hess, Melli Hink, Gioia Meller Marcovicz, Tosten Neeland et Karim Noureldin à créer chacun une œuvre pour être traduite sous forme de tapis.

La collection Needknot a été un challenge pour Tai Ping.

Reproduire des dessins au crayons de couleurs ou au crayon à papier, une œuvres peinte et terminée au scotch, une photographie, une typographie à l’encre de Chine ou encore un arrêt sur image d’une vidéo d’assiettes cassées a été une première pour le spécialiste du tufté main. Mais il a concrétisé chacune des œuvres des artistes avec une attention extrême du détail. Et savoir faire, belles matières, multiples variétés de couleurs-allant jusqu’à 40 couleurs pour un seul tapis-ont été mis à disposition de cette collection pas comme les autres. Certaines oeuvres ont été reproduites fidèlement comme le tapis de Christian Astuguevieille tandis que d’autres ont continué leur processus créatifs pour donner vie à de nouvelles expressions: le dessin à l’ordinateur de Tosten Neeland, revu en 3D et réinterprété par Tai Ping se métamorphose presque en bas relief laiteux. Ou encore l’arrêt sur image de la vidéo de Melli Hink a été travaillé pour n’offrir une réelle perspective de ses assiettes cassées que présentée sur le sol et non pas au mur !

www.taipingcarpets.com
www.needknot.com


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