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Novembre 2018

Le Monde de Vanessa Virag. Le Monde de. novembre 2018. Plume Voyage Magazine #plumevoyage @plumevoyagemagazine @plumevoyage © DR

LE MONDE DE
VANESSA VIRAG

Texte et photos de Françoise SPIEKERMEIER sauf images DR

L’ART DE LA BIENVEILLANCE.
Parisienne, Vanessa Virag voyage depuis son plus jeune âge. Enfant, entre l’Etat de New York et Saint-Cloud, puis très vite loin du bercail pour apprendre à voler de ses propres ailes, assumer ses choix sans rien ne devoir à personne, s’enivrer du bon goût de la liberté savourée dans les grands espaces américains ou au coeur du Manhattan des années 80. Libre, Vanessa Virag s’entoure depuis toujours d’énergie positive, et depuis dix ans au contact des artistes qu’elle met en lumière en organisant des évènements et expositions dans des lieux d’exception. Au fil de la vie, elle s’est fabriqué une famille de coeur, son trésor à elle.

  • Il n'y a pas de hasard. Vanessa Virag a passé une partie de son enfance en vacances au nord d'Albany, à Saratoga Springs, ville de résidence de Solomon Northup, écrivain et figure de l'abolitionnisme aux USA.

    Ses chaînes familiales, elle les a vite abandonnées derrière elle, en finançant par des petits boulots ses études artistiques à Penninghen Paris.

    Après un bref passage comme créatif stagiaire dans une agence de publicité parisienne, elle prend son book sous le bras, décroche un visa tourisme d’un an à l’ambassade américaine et s’envole pour New York. Le rêve américain lui colle à la peau et la porte. Son premier job la projette dans le milieu de l’art, et la pose d’entrée dans une galerie située dans le mythique Fuller building, sur Madison Avenue. Sotheby’s la repère, lui propose de réaliser des catalogues… Une rencontre fulgurante, un amour, et bientôt, la naissance de son fils, autiste pour qui elle va tout arrêter, et dédier à cent pour cent les dix prochaines années de sa vie.

  • Au milieu des années 2000, elle revient à Paris et décide de fonder une école dédiée aux enfants autistes.

    Tout est à faire pour leur permettre de bénéficier en France des soins individuels que nécessite leur maladie.

    « Chaque année, il fallait repartir à zéro, trouver des subventions, des financements que l’Etat français n’accorde pas aux associations ». Après l’ouverture de son école en 2006, ABC Autisme, la maison Clarins la soutient financièrement dans son projet pendant plusieurs années, lui décernant le Prix Clarins pour l’Enfance « Comme Soeur Emmanuelle! », s’exclame-telle, un motif de fierté. Ce prix récompense des associations caritatives en faveur de l’enfance, pour cette maison de cosmétiques qui considère que « la beauté n’a de sens que si elle s’accompagne de générosité, de bienveillance et d’humanité ».

  • Les amis la soutiennent dans toutes ces épreuves, de leur amitié indéfectible.

    "Ils m'ont dit que ce serait bien que je me remette à travailler pour moi, retrouver une activité qui me soit propre.

    Avec une première une exposition de mes peintures à l’Hôtel de l’Industrie dans le 6ème arrondissement en 2012, j’ai retrouvé le goût de faire des choses: il y avait un parcours de salle en salle, une façon de mettre en valeur les oeuvres. Cela m’a donné envie de faire de l’évènementiel lié à l’art ». Elle achète une oeuvre au peintre Pierre Ziegler, poste l’image sur son Facebook. « Un déferlement de like et de gens qui veulent l’acheter! J’ai proposé à l’artiste de nous associer, en devenant un moment son agent ».

  • "Pour les artistes, c'est compliqué de rentrer dans les galeries, qui les sélectionnent sur l'aspect financier.

    Je n'occulte pas cet aspect-là, bien-sûr, mais je n'hésite pas à investir dans la présentation des oeuvres, l'encadrement, la beauté du lieu, la scénographie, la qualité de l'évènement.

    Il s’agit d’un travail artistique de collaboration avec les artistes pour mettre en valeur au maximum leur travail et d’une manière originale ». Les artistes sont ses amis. Pierre Ziegler, le premier, rejoint par Emmanuel Herbreteau, Artiste Ouvrier puis Aurèle LostDog, Yassine Mekhnache, et des artistes femmes, Annina Roescheisen, Virginie Caillet, et plus récemment Agathon… Aucun artiste qu’elle n’accrocherait sur les murs de son appartement. « J’aime collaborer avec des artistes femmes, je trouve qu’elles apportent quelque chose de différent. Je les trouve courageuses ».

  • Baigné de lumière, une vue sur les toits de Paris et le lever du soleil...

    L'appartement de Vanessa Virag situé dans le 10ème arrondissement est orienté plein Est, en direction de l'Inde.

    C’est à Pondichéry que Vanessa Virag trouve refuge avec sa famille, sans toutefois oublier pour autant les artistes qu’elle invite dans sa maison. « J’ai organisé une résidence pendant quatre mois avec Aurèle et Artiste Ouvrier. Ils sont venus les mains vides et ont puisé autour d’eux la matière pour réaliser une commande: des oeuvres à quatre mains typiquement indiennes. La peinture est de la peinture de carrosserie, le support un papier fabriqué localement à base de coton. Ils ont utilisé des bouts d’affiche de cinéma.. Et pour mes artistes restés à Paris, j’ai rapporté dans mes bagages 70 kg de papier! ». Ce support a formé le point commun de leurs productions pour l’exposition de la rentrée 2018: « Air » Artists in residence », rue Saint-Benoit » dans le 6ème. « Pour la prochaine exposition de 2019, je recherche un nouveau lieu. » dit-elle. « Je ferai un thème « Masterpiece avec des pièces extraordinaires dans un immense espace. Tout le contraire de la dernière! » Toujours à l’affut!

  • Lorsqu'elle a du temps en plus, Vanessa Virag se consacre à son activité de designer.

    Elle conçoit des devantures de boutiques ou de restaurants, des appartements privés, fait de la décoration intérieure, habille les murs de tableaux colorés, recherche l'harmonie dans toutes ses dimensions.

    « Je m’entoure de bienveillance. C’est très important. Ma famille, mes copines, il n’y a pas une once de jalousie entre nous. Ce sont des relations très saines. C’est très important dans la vie d’avoir ce genre de relations. Mon groupe d’amis est petit mais très présent dan ma vie ».

    Le thé fume dans la théière. Vanessa fait glisser les toiles sur le parquet et entame sa danse autour du feu de la passion pour l’art et la création. Quelque part, sous les toits de Paris, avant de faire ses valises pour une nouvelle saison indienne.

    www.vanessavirag.com

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