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Janvier 2016
C’est Maintenant

Béatrice Delamotte

Pour bien terminer ce mois de janvier, direction Beauvais et Bâle pour deux expositions consacrées au paysage, l’une avec le travail du jeune designer Benjamin Graindorge et l’autre consacrée à Jean Dubuffet. A moins de préférer faire un tour à Venise pour se plonger dans l’art d’après-guerre ou flâner à Barcelone, à la découverte de l’avenir de l’espèce humaine. Nous vous entraînons également à découvrir l’exposition Vanilla and Concrete à Londres, les œuvres maniéristes de Parmigianino au Louvre, la transmission de la pensée dans l’art au Centre Pompidou Metz ou encore une installation expérientielle à Montréal, à Marseille pour laisser plonger au cœur des panoramas, à Landerneau pour (re)découvrir l’œuvre de Lorenzo Mattotti, et à Londres. A la fois pour s’émerveiller devant les bijoux de la collection Al Thani, mais aussi pour participer à la première nuit des lumières, en Suisse à la découverte des gravures de Claude Mellan, à Maastricht pour constater la large utilisation de la céramique dans la création contemporaine, à Madrid pour une grande rétrospective consacrée à Ingres ou encore à Londres pour une exposition qui s’interroge sur l’héritage de l’Empire britannique dans l’art. Chaque semaine, le magazine PLUME VOYAGE vous propose un choix de news culturelles et d’expositions internationales. Allez-y, C’est maintenant !

  • « Habiter – Benjamin Graindorge »

    à la Galerie nationale de la tapisserie, Beauvais.

    Première exposition monographique consacrée au jeune designer Benjamin Graindorge, « Habiter » présente une quinzaine de pièces éditées par Ymer&Malta, entre 2009 et 2015, dont une créée en exclusivité pour être exposée à la Galerie et intégrer les collections de la ville de Beauvais. Indicible à force de légèreté, l’implication poétique de Benjamin Graindorge propose, sans jamais l’outrepasser, la vision fugitive de paysages saisis à un instant T : éléments terrestres tels qu’un arbre gisant sur le sol d’une forêt, une suite de dunes semblant onduler sous le regard, éléments en suspension dans l’atmosphère tels la course des nuages… Un lexique d’inspirations pour des objets, des mobiliers d’où l’ornementation « gratuite » est bannie pour ne laisse place qu’au trait essentiel, traduit par le geste de l’artisan, miroir de la volonté du designer.
    Jusqu’au 30 avril. B.D. www.culture.beauvais.fr

  • « Jean Dubuffet – Métamorphoses du paysage » à la Fondation Beyeler, Bâle.

    Jean Dubuffet fait partie des artistes qui ont profondément marqué la moitié du XXe siècle.

    Pour la première rétrospective du XXIe siècle qui lui soit consacrée en Suisse, la Fondation Beyeler présente une centaine d’œuvres du peintre et sculpteur français. Véritable maître de l’expérimentation, il a donné de nouvelles impulsions à la scène artistique de la seconde moitié du XXe. Cette exposition prend pour point de départ sa représentation fascinante du paysage, susceptible de se transformer également en corps, en visage et en objet. Dans ses œuvres, l’artiste avide d’expériences a utilisé des techniques inédites et de matériaux nouveaux, tels que le sable, les ailes de papillons, les éponges, le mâchefer, créant ainsi un univers pictural tout à fait singulier et d’une grande originalité. Parmi les travaux exposés, on pourra voir la spectaculaire œuvre d’art total Coucou Bazar, une installation spatiale avec des costumes partiellement animés.
    Jusqu’au 8 mai. B.D. www.fondationbeyeler.ch

  • « Postwar Era : A Recent History »

    à la Peggy Guggenheim Collection, Venise.

    Hommage à Jack Tworkov et Claire Falkenstein, l’exposition jette un regard neuf et analytique sur l’art en Europe et aux Etats-Unis de l’après-guerre jusqu’en 1979, date de la mort de Peggy Guggenheim. Plus de quatre-vingt-dix peintures et sculptures, dont certaines rarement exposées, offrent un panorama non exhaustif des sensibilités qui s’expriment au-delà des mouvements d’avant-garde et des tendances historiques.
    Jusqu’au 4 avril. B.D. www.guggenheim-venice.it

  • « Human+ - The Futur of Our Species » au Centre culturel contemporain, Barcelone.

    Human+ explore les trajectoires potentielles de nos espèces en tenant compte à la fois des avancées technologiques émergentes, mais aussi de leurs contextes culturels et éthiques.

    Que signifie être humain aujourd’hui ? De la procréation assistée aux prothèses numériques, nos vies sont définies par nos outils et les découvertes scientifiques. L’exposition n’est cependant pas une célébration aveugle de la technologie, mais entend présenter un éventail de possibles imaginaires ou réels afin que chacun puisse se faire une idée de l’avenir de l’humanité.
    Jusqu’au 10 avril. B.D. www.cccb.org

  • « Vanilla and Concrete » à la Tate Britain, Londres.

    L’exposition, qui réunit des œuvres de Marie Lund, Railou Panagiotou et Mary Ramsden, explore les objets, les espaces et les gestes du quotidien.

    Des traces de doigts sur un écran tactile à la toile de rideau marquée par le soleil, ces artistes donnent une nouvelle forme et un nouveau statut à ces matériaux apparemment triviaux et à des moments fortuits. Basées sur la mémoire et l’observation intime du monde contemporain, les œuvres dessinent des connexions entre la surface et l’essence des objets, entre l’identité individuelle et culturelle.
    Jusqu’au 16 juin. B.D. www.tate.org.uk

  • « Parmigianino, 1503-1540 » au Louvre, Paris.

    De Parme à Casalmaggiore, en passant par Rome et Bologne, l’exposition permet de suivre pas à pas l’évolution fiévreuse de l’une des plus belles mains du dessin italien.

    Durant les premières décennies du XVIe siècle apparut un nouveau style qui devait bientôt s’imposer dans toute l’Europe : le maniérisme. Francesco Marrola, dit Parmigianino (le « petit Parmesan »), fut l’un des tous premiers acteurs de cet art. Dessinateur incroyablement précoce et habile, d’une élégance magistrale et charmante, doué du génie de la jeunesse jusqu’à sa mort à 37 ans, il passa aux yeux de ses contemporains pour le nouvel Raphaël… Ce qu’il ne fut pas ou pas seulement.
    Jusqu’au 15 février. B.D. www.louvre.fr

  • « Cosa Mentale » au Centre Pompidou, Metz.

    Inédite en son genre, l’exposition propose de relire l’histoire de l’art de 1880 à nos jours à travers la fascination des artistes pour une transmission directe de la pensée et des émotions.

    Elle invite le spectateur à revivre l’une des aventures inattendues de la modernité : le devenir télépathique de l’art au XXe siècle. L’exposition permet aussi de comprendre comment les tentatives pour matérialiser et rendre visibles les processus de la pensée coïncident avec les expérimentations des avant-gardes artistiques.
    Jusqu’au 28 mars. B.D. www.centrepompidou-metz.fr

  • « éTERREnelle !? » au TOHU, Montréal.

    éTERREnelle !? est une installation expérientielle imaginée par Michel Gautier qui vous convie à une marche en forêt… avec vos sens.

    En effet, enivré par une ambiance sonore, c’est vous qui êtes le maître de l’environnement olfactif qui s’active sur votre passage à travers un parcours d’arbres-totems faits à partir de matériaux recyclés. Combinant les arts imprimés, la sculpture et l’installation, l’exposition remet en question avec une grande poésie notre rapport à l’écosystème et l’urgence de changer notre relation à la nature.
    Jusqu’au 20 février. B.D. www.tohu.ca

  • « Mattotti infini » au Fonds Hélène et Edouard Leclerc, Landerneau.

    Les peintures et dessins de Lorenzo Mattotti ont illustré les couvertures de nombreux titres de la presse européenne et américaine.

    Les plus célèbres éditeurs et musiciens ont fait appel à ses talents de dessinateurs pour leurs livres, leurs affiches. Chacune de ses bandes dessinnées a marqué l’histoire du 9e art. Lorenzo Mattotti a mis son art au service des grands textes de la littérature moderne. Son sens du trait comme de la couleur lui ont valu de prestigieuses collaborations avec de grands réalisateurs. Lorenzo Mattotti n’avait jamais bénéficié en France d’une rétrospective donnant à découvrir toutes facettes de son art, une œuvre à la fois mystérieuse et magnifique. B.D.
    www.fonds-culturel-leclerc.fr

  • « J’aime les panoramas » au Mucem, Marseille.

    Massifs de montagne ou côtes méditerranéennes, certains lieux ont la faculté d’offrir à leurs visiteurs des points de vue privilégiés qui procurent le sentiment de dominer le monde, de le posséder votre de s’y dissoudre.

    Au cœur du phénomène panoramique : le rôle central du regard, une certaine appropriation du monde qui end écoule, le sentiment de dominer une situation par la simple vision large et entière que l’on peut en avoir… En donnant l’illusion de la réalité au point de parfois le concurrencer, les différentes formes de panoramas posent de fait la question de la construction du regard. L’exposition cherche à montrer comment le panorama dépasse les catégories habituelles de la représentation et pose la question de notre rapport au monde, au tourisme de masse, à la consommation de points de vue formatés, à l’image comme source de divertissement.
    Jusqu’au 29 février. B.D. www.mucem.org

  • Première fête des lumières à Londres

    Pour la première fois, la capitale britannique va accueillir sa première fête des lumières en plein air.

    Pendant quatre nuits, du 14 au 17 janvier, une série d’installations lumineuses resplendira dans plusieurs lieux de la ville, de l’emblématique Carnaby Street à l’enclave branchée de King’s Cross, en passant par le quartier chic de Mayfair. Une palette impressionnante d’artistes du Royaume-Uni et du monde entier vont explorer les paysages urbains et l’architecture de Londres. En tout, trente site de Londres seront métamorphosés tels l’abbaye de Westminster, The Mall et l’immeuble de la Bafta à Picadilly. B.D.
    www.visitlondon.com

  • « Bejewelled Treasures : The Al Thani Collection » au Victoria & Albert Museum, Londres

    Premier exemple connu de jade où sont graves les noms des empereurs moghols, tête de tigre en or du trône du sultan de Mysore, broche éblouissante inspirée des ballets russes de Diaghilev…

    Les trésors de la collection Al Thani sont parmi les plus beaux bijoux du monde. A travers une centaine de pièces spectaculaires, tirées d’une collection privée, l’exposition évoque les trésors royaux de l’Inde, en particulier ceux des empereurs moghols du XVIIe siècle et des objets de cour. Un voyage dans le temps qui permet de constater l’influence majeure qu’a eu l’Inde sur les pièces réalisées par les grandes maisons européennes au début du XXe siècle à nos jours.
    Jusqu’au 28 mars. B.D. www.vam.ac.uk

  • « Claude Mellan, l’écriture de la méthode » au musée Jernisch, Vevey.

    Pour les amateurs d’estampes, le nom de Claude Mellan brille au firmament des graveurs sur cuivre.

    Alliant la virtuosité à l’intelligence, cet artiste français (1598-1688) a inventé un langage inédit fait d’un réseau de lignes souples et aérées qui donnent toute l’initiative à la lumière. Abandonnant peu à peu le recours systématique aux tailles croisées, il développe une technique au burin basée sur le simple écartement des lignes et leur soudain épaississement. A l’aide de cette écriture de la méthode, qui nécessite que l’image ait été longtemps préconçue dans l’esprit, Mellan réalise ainsi des portraits plein de vie de ses amis, dispose dans le paysage de surprenantes images de saints et parvient à faire revivre sur le cuivre le modelé et l’éclat des marbres antiques.
    Jusqu’au 7 février. B.D. www.museejernisch.ch

  • « Ceramix – la céramique de Rodin à Schütte » au Bonnefantenmuseum, Maastricht.

    L’utilisation de la céramique comme médium sculptural a réellement pris son essor au XXIe siècle et laisse une marque indélébile sur le monde de l’art.

    Comment expliquer ce renouveau ? Quand et comment la céramique a-t-elle gagné en influence ? Voici quelques-unes des questions auxquelles l’exposition Ceramix tente de répondre à travers une scénographie à la fois chronologique et thématique. De l’utilisation de la céramique dans l’histoire de l’art en Europe, les Etats-Unis et le Japon, aux œuvres d’artistes tels que Rodin, Gauguin ou, plus près de nous, le groupe Otis en Californie, Ai Weiwei et Edmund de Waal, c’est un vaste panorama qui est dressé ici.
    Jusqu’au 31 janvier.B.D. www.bonnefanten.nl

  • « Ingres » au musée du Prado, Madrid.

    Pour la première exposition monographique consacrée à Ingres en Espagne, le musée de Prado revient sur l’œuvre de l’un des peintres les plus importants de l’histoire de l’art.

    Mais aussi un artiste qui, pour des raisons historiques complexes, n’est pas représenté dans les collections publiques espagnoles. L’exposition propose donc une occasion unique et exceptionnelle d’apprécier et d’analyser la relation entre le peintre français et les mouvements artistiques de son époque – néo-classicisme, romantisme et réalisme – à partir desquels son style s’est développé.
    Jusqu’au 27 mars. B.D. www.museodelprado.es

  • « Artists & Empire – Facing Britain’s Imperial Past » à la Tate Britain, Londres.

    Au XXIe siècle, parler « d’empire » au Royaume-Uni est très provocateur.

    Les histoires de guerres, de conquêtes et d’esclavage sont difficiles à entendre et douloureuses, mais leur héritage est omniprésent. L’exposition réunit des œuvres extraordinaires et inattendues qui permettent d’explorer comment les artistes britanniques, et du monde entier, ont répondu à ces drames. Cartes, drapeaux, peintures, photos et sculptures dressent un portrait contrasté de l’histoire de l’empire britannique tandis que des œuvres contemporaines suggèrent que les ramifications de cet empire ne sont pas si lointaines.
    Jusqu’au 10 avril. B.D. www.tate.org.uk

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