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juin 2016
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Unterlinden : un écrin moderne pour l’hallucinant Retable d'Issenheim

Retable d’Issenheim dans le Musée Unterlinden Colmar. Une Halte à Colmar juin 2016 PLUMEVOYAGE @plumevoyagemagazine © ludovic bischoff

Le Musée Unterlinden est l’un des plus anciens de France. Créé en 1853 dans un ancien couvent des Dominicaines, en plein centre-ville de Colmar, il a accumulé les donations au fil des ans. Jusqu’à être un peu à l’étroit dans ses murs historiques. Un immense chantier d’agrandissement a donc été confié au cabinet Herzog & de Meuron. En s’emparant des anciens bains municipaux désaffectés et en redessinant complètement sa muséographie, le cabinet d’architectes a créé un nouvel ensemble qui s’intègre merveilleusement bien dans l’architecture « alsacienne » de Colmar. Le visiteur qui découvre cet espace pour la première fois ne peut imaginer le chantier gigantesque qui s’est tenu ici des années durant. En résulte une formidable nef pour une collection exceptionnelle que l’on redécouvre avec bonheur. Dans le cloître du couvent, les arts du Moyen-âge et de la Renaissance rayonnent. Une pièce maitresse vaut a elle seule le voyage jusqu’à Unterlinden : le Retable d’Issenheim. Peint par Mathias Grünwald au début du 16eme siècle, ce retable est pour la première fois présenté dans son intégralité dans la chapelle de l’ancien couvent. On ne peut qu’être frappé par l’incroyable modernité de cette peinture qui représente des monstres qui ont toute leur place dans l’univers contemporain de Tolkien ou un Christ pop coloré que l’on pourrait voir peint sur le mur d’une boutique de hippies new age de San Francisco ! Une diversité de styles et une modernité hallucinante pour une oeuvre qui était sensée aider les malades du « feu de Saint-Antoine » a supporter leur horrible maladie qui transformait leur corps et brouillait leur esprit avec des visions hallucinogènes. Ce retable est une pièce unique qui a inspiré nombre d’artistes modernes (comme Picasso ou Francis Bacon) et que tous les plus grands musées du monde rêveraient d’avoir dans leurs murs ! Mais poursuivez votre visite, notamment dans l’Ackerhof, le nouveau bâtiment qui abrite la collection d’art moderne que le musée ne pouvait présenter avant cet agrandissement. La tapisserie de Jacqueline de La Baume, reproduisant le tableau monumental de Picasso, Guernica, dont il n’existe que trois exemplaires au monde, est un œuvre qui résonne parfaitement avec le terrifiant Retable d’Issenheim…
www.musee-unterlinden.com

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