12/17
fren
Partager
  • twitter share button

17 juin 2016

Vue du Musée Unterlinden. Une Halte à Colmar juin 2016 PLUMEVOYAGE @plumevoyagemagazine © ludovic bischoff

4 raisons de faire une halte à Colmar

Par Ludovic Bischoff

Colmar est connue pour être la capitale des vins d’Alsace et l’un des villes où il pleut le moins en France grâce à l’effet de Foehn. Une bizarrerie météorologique qui amène un vent sec sur le versant du Massif des Vosges au pied duquel Colmar coule des jours paisibles. Mais s’il faut aujourd’hui se précipiter à la (re)découverte de Colmar, c’est pour un autre phénomène, artistique celui-là.

  • Colmar célèbre la renaissance du Musée Unterlinden

    Le Musée Unterlinden vient de rouvrir ses portes après un chantier colossal. C’est une merveille qu’il faut absolument parcourir pour apprécier le travail des architectes du cabinet Herzog & de Meuron. Et pour s’émerveiller devant la collection unique d’art du Moyen-Age au 20eme siècle. L’occasion d’un petit week-end en Alsace… et au soleil !

    Toutes les infos pratiques sur : www.tourisme-alsace.com

  • Unterlinden : un écrin moderne pour l’hallucinant Retable d'Issenheim

    Le Musée Unterlinden est l’un des plus anciens de France. Créé en 1853 dans un ancien couvent des Dominicaines, en plein centre-ville de Colmar, il a accumulé les donations au fil des ans. Jusqu’à être un peu à l’étroit dans ses murs historiques. Un immense chantier d’agrandissement a donc été confié au cabinet Herzog & de Meuron. En s’emparant des anciens bains municipaux désaffectés et en redessinant complètement sa muséographie, le cabinet d’architectes a créé un nouvel ensemble qui s’intègre merveilleusement bien dans l’architecture « alsacienne » de Colmar. Le visiteur qui découvre cet espace pour la première fois ne peut imaginer le chantier gigantesque qui s’est tenu ici des années durant. En résulte une formidable nef pour une collection exceptionnelle que l’on redécouvre avec bonheur. Dans le cloître du couvent, les arts du Moyen-âge et de la Renaissance rayonnent. Une pièce maitresse vaut a elle seule le voyage jusqu’à Unterlinden : le Retable d’Issenheim. Peint par Mathias Grünwald au début du 16eme siècle, ce retable est pour la première fois présenté dans son intégralité dans la chapelle de l’ancien couvent. On ne peut qu’être frappé par l’incroyable modernité de cette peinture qui représente des monstres qui ont toute leur place dans l’univers contemporain de Tolkien ou un Christ pop coloré que l’on pourrait voir peint sur le mur d’une boutique de hippies new age de San Francisco ! Une diversité de styles et une modernité hallucinante pour une oeuvre qui était sensée aider les malades du « feu de Saint-Antoine » a supporter leur horrible maladie qui transformait leur corps et brouillait leur esprit avec des visions hallucinogènes. Ce retable est une pièce unique qui a inspiré nombre d’artistes modernes (comme Picasso ou Francis Bacon) et que tous les plus grands musées du monde rêveraient d’avoir dans leurs murs ! Mais poursuivez votre visite, notamment dans l’Ackerhof, le nouveau bâtiment qui abrite la collection d’art moderne que le musée ne pouvait présenter avant cet agrandissement. La tapisserie de Jacqueline de La Baume, reproduisant le tableau monumental de Picasso, Guernica, dont il n’existe que trois exemplaires au monde, est un œuvre qui résonne parfaitement avec le terrifiant Retable d’Issenheim…
    www.musee-unterlinden.com

  • Un hôtel : la Maison des Têtes s'invente une nouvelle histoire

    La Maison des Têtes est l’un des hôtels les plus célèbres de Colmar. Situé à côté du Musée Unterlinden, c’est aussi un monument historique puisqu’elle a été construite en 1609 et appartenait à des marchands de vin. Elle compte plus d’une centaine de petites têtes humaines sculptées sur sa façade. Bref, c’est la pause photo de tous les touristes de passage à Colmar. La nouveauté c’est qu’un jeune couple vient de la reprendre et donne un nécessaire coup de neuf sur l’hôtel et le restaurant qui sommeillaient depuis des années. Éric et Marilyn Girardin étaient auparavant à la tête du restaurant étoilé La Casserole, à Strasbourg. En reprenant la Maison des Têtes, ils apportent avec eux l’ambition d’en faire la nouvelle référence de Colmar. En juin, un restaurant gastronomique au design résolument moderne viendra compléter la brasserie que le chef Eric Girardin a déjà dépoussiéré. Le cuisinier vise évidement quelques étoiles pour sa nouvelle table qui accueillera une vingtaine de convives dans une atmosphère épurée où le blanc règne en maitre. Côté hostellerie, une partie des chambres a déjà été rénovée et le reste devrait suivre très vite. Exit les boiseries un peu étouffantes et les grosses tentures fleuries, là aussi un design beaucoup plus moderne s’impose. Les salles de bain, notamment, avec leur dallage en faux marbre veiné, grande tendance déco du moment, signent une évolution radicale. De l’ancien préservé à l’extérieur et du moderne design dedans, voilà la nouvelle recette d’une adresse historique qui a su s’adapter aux temps modernes. Un écho parfait au nouveau musée Unterlinden qui vient de terminer sa mue, de l’autre côté de la rue…

    www.la-maison-des-tetes.com

  • Un restaurant : Le JY's, une table gastronomique hyper créative

    Jean-Yves Schillinger est aux commandes de cette adresse gastronomique qui offre une vision moderne et très structurée de la cuisine dans un bâtiments aux allures antiques. Même si, cette fois-ci, la maison n’est pas si ancienne que ça. Mais la façade peinte vous donne l’impression d’entrer dans une taverne du Moyen-âge. Une fois à l’intérieur, ambiance design résolument contemporaine. On s’assoie dans de grands Chesterfield et l’on se laisse séduire par la cuisine créative du chef doublement étoilé. Une créativité de tous les instants, comme avec ce mini olivier que l’on pose sur votre table. Il faut y cueillir de vraies olives cuisinées par le chef. Ludique. Et toute la carte se décline sur ce terrain de jeu. Les œufs mollet avec une croute de Beaufort sur un espuma de pomme de terre à la truffe se présentent comme une paire d’yeux dans votre assiette. L’araignée de mer se mange en nems. Et les desserts, présentés en tapas, arrivent sur un plateau à étages digne d’un « high tea » anglais. Tout cela est surprenant, savoureux et, ce qui est assez rare, le service est d’une efficacité rare. Il faut dire que Jean-Yves Schillinger a longtemps travaillé aux Etats-Unis où l’on ne traine pas infiniment à table, même dans un restaurant gastronomique. Le chef en a gardé une efficacité qui vous permet de diner divinement sans y passer trois heures. C’est ça aussi la modernité d’une table de notre temps…

    www.jean-yves-schillinger.com


  • Parutions Capsule de Plume

    Parutions Capsule de Plume

    Parutions Capsule de Plume pour le Parfum de Valise

  • Pour les annonceurs de Plume Voyage

    Pour les annonceurs de Plume Voyage

    Pour les annonceurs de Plume Voyage

  • Découvrez les News Parisiennes de Plume Voyage Magazine

    Découvrez les News Parisiennes de Plume Voyage Magazine

    Découvrez les News Parisiennes de Plume Voyage Magazine

  • Forbes

    Forbes
  • haut de page