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04 Septembre 2015

Varsovie à nouveau !

Capitale martyre d’une Pologne ravagée en 1945, Varsovie, détruite à plus de 80%, s’est reconstruite patiemment, laborieusement.

Les années de plomb sous la main mise du voisin soviétique qui ont suivi n’ont pas non plus contribué à son glamour. Mais, aujourd’hui centre économique d’une Pologne plus européenne que jamais, Varsovie renait une nouvelle fois.

Certes, la cité n’est pas encore à la hauteur d’un Berlin plus mode et trendy que jamais. Mais certaines rues donnent l’impression d’errer dans le Berlin Est des années 90, et rien que pour cela, une visite s’impose. Principalement dans le quartier de Praga qui est en passe de devenir le spot branché, arty et bobo d’une Varsovie encore authentique et un brin sauvage qu’il faut (re)découvrir d’urgence…

 
Varsovie, Pologne

Palais de la Culture et des sciences, Varsovie © Ludovic Bischoff
Par Ludovic Bischoff

Varsovie : capitale de la Pologne
Population : 1,7 millions d’habitants
Devise : le zloty
Icône de la ville : une sirène armée dont la statue trône dans la vieille ville
Bon à savoir : si l’on vous invite dans un « bar à lait » ne soyez pas surpris, il s’agit de restaurants populaires très bon marché qui ont survécu à l’ère communiste et qui sont de plus en plus trendy. A noter qu’on n’y boit pas de lait mais on y mange des plats roboratifs pour travailleurs stakhanoviste !

Préparer votre séjour : www.pologne.travel/fr

 
 

  • Praga : du nouveau à l'est !

    Le quartier qui bouge à Varsovie se nomme… Prague ! Un comble ! Il faut traverser la Vistule pour se rendre dans cette ville longtemps indépendante. Et préservée des bombardement allemands à la fin de la seconde guerre mondiale. Les rues de Praga comptent donc encore de nombreux immeubles d’avant guerre qui donnent une idée de la beauté architecturale qui régnait dans le Varsovie d’avant guerre. C’est d’ailleurs dans l’une des rues de Praga, Mata, que Roman Polanski a tourné une partie de son film Le Pianiste pour bénéficier de décors naturels figurants une rue du Varsovie des années 40… Mais les choses évoluent et les « bobos » de Varsovie envahissent Praga, surtout depuis qu’une nouvelle ligne de métro, inaugurée au printemps 2015, relie le quartier au centre-ville de Varsovie en quelques minutes ! Nul doute que Praga risque vite de se transformer sous l’influence de cette population aux revenus plus aisés qui cherche ici l’espace et le calme que l’on ne trouve plus en centre-ville. Commencez la découverte de Praga avec l’orchestre métallique qui trône sur une petite place au bout de la rue Florianska. Ces orchestres de rue étaient très populaire à Praga et, aujourd’hui, il suffit d’envoyer un SMS à un numéro inscrit sur une plaque pour qu’un haut parleur diffuse une chanson traditionnelle. Désuet et charmant… Continuez par le Bazar Rozyckiego pour dénicher tout et n’importe quoi et perdez-vous dans les petites rues où street art et immeubles décrépits forment un décor à nul autre pareil… Il vous faut encore une preuve que Praga est le quartier arty en devenir de Varsovie ? Alors sachez que c’est ici que l’artiste français Julien de Casabianca a oeuvré lors de son passage en ville ! L’artiste prend en photo dans les musées des grandes capitales des portraits de peinture anciennes oubliées et les imprime puis les colle dans les rues. On peut voir ces personnages du passé illuminer les rues de Praga. Et nulle part ailleurs à Varsovie !

    Le site de Julien de Casabianca : www.outings-project.org

  • Soho Factory : l'antre des hipster

    Cet ancien complexe d’usines de munitions, de sacs de jutes et de scooters est devenu le quartier général des créatifs de Varsovie. Des studio de design, des boutiques, des restaurants, des agences de publicité ou des web agency s’y sont établis. Un grand chantier est en cours pour y adjoindre des lofts et des appartements de luxe. Bref, c’est une enclave dans un coin de Praga, encore populaire et un peu excentré du métro, qui s’est constituée avec pour référence la Soho new-yorkais mythique. Et c’est vrai qu’en s’y baladant, on a l’impression d’être à Londres, New-York ou Sydney mais plus vraiment à Varsovie. La marque de vêtements pour hommes très haut de gamme Rage Age y a ouvert son flagship, le Soho Store y vend des créations de jeunes designers et modistes polonais, les quelques cantines du lieux sont des endroits pour voir et être vus… Reste que la Soho Factory est l’épicentre d’un nouveau quartier qui se construit jour après jour et qui recèle deux des musées les plus atypiques de la ville (lire ci-dessous)…

    www.sohofactory.pl

  • Le Musée des Néons : pour célébrer une passion polonaise !

    Durant les années sombres du communisme en Pologne, alors que les magasins étaient vides autant que les ventres, les néons lumineux des enseignes apportaient un peu de chaleur aux habitants de Varsovie. Et ils leur donnaient l’impression d’être dans une ville « comme les autres » avec des choses à consommer… Une illusion qui agit comme une madeleine de Proust pour nombre de varsoviens aujourd’hui encore. Et il faut dire que la créativité des designers polonais de néons était folle dans les années 50-60… Puis les néons ont été décrochés et oubliés… Jusqu’à ce qu’un couple de passionnés se mettent à les collectionner, les sauvant d’une destruction assurée. Il y a 3 ans, c’est au sein de la Soho Factory, dans un des derniers buildings en briques rouges, qu’ils ont ouvert leur petit musée des néons, sans doute unique au monde ! On y déambule en admirant ces enseignes lumineuses d’un autre temps que l’on aimerait bien voir plus souvent dans nos rues tant leur pouvoir poétique et romantique est prégnant…

    www.neonmuzeum.org

  • MRPP : revivre le « bon vieux temps » du communisme

    De l’autre côté de la rue qui borde la Soho Factory, emblème de la modernité et de la créativité polonaise d’aujourd’hui, un petit musée quasi informel a ouvert ses portes pour présenter des objets du quotidien de l’ère communiste. Le Musée de la République Populaire de Pologne (MRPP) a été ouvert par le fondateur d’Adventure Warsaw, une société qui propose des balades très « ostalgiques » à Varsovie. Ici encore, comme pour le Néon Museum, c’est un peu par hasard que le fondateur a accumulé ces objets du quotidien dont les polonais, enfin libérés, se délestaient sans arrière pensée. On peut ainsi s’asseoir dans un salon des années 60 très « formica », admirer une machine à laver « Frania » qui servait aussi à fabriquer du beurre ou du vin ! On se promène dans un magasin d’ état vide, comme il se devait à l’époque. On caresse un authentique chapelet de papier toilette qui était alors une denrée très rare et très prisée ! Bref, pour mieux comprendre l’état de pénurie organisée qui a prévalue en Pologne de l’après guerre jusqu’aux années 90, ce petit musée bon enfant est une visite aussi ludique qu’instructive.

    http://adventurewarsaw.pl/en/

  • A voir ailleurs dans Varsovie...

    Praga a beau être très attractif aux yeux des visiteurs occidentaux à la recherche des traces d’un passé conservé, on ne peut pas faire l’impasse sur une visite au centre-ville de Varsovie. Principalement pour y admirer le Palais de la culture et des sciences, sorte d’immense pièce montée néo gothique qui est devenue l’icône de la ville. Ce « Palais » voulu par Staline comme un «cadeau au peuple polonais » a longtemps été détesté par la habitants de Varsovie. Il faut dire que sa construction, entre 1952 et 1955, a couté une fortune à un pays qui se remettait difficile de la Seconde Guerre Mondiale. Des années après son achèvement, cet immense building très « Gotham city », trônait toujours, immaculé, au milieu des ruines de la ville qui ne s’était pas encore reconstruite ! Après la chute du Mur, les varsoviens ont même envisagés de la détruire… Heureusement, ils y ont renoncé et l’on peut aujourd’hui visiter ce qui reste une prouesse architecturale remplie de souvenirs d’un passé sombre. Du haut de la tour, le panorama sur Varsovie est splendide. Et pour une dernière virée shopping, c’est à Mysia 3 qu’il faut se rendre. Plusieurs étages regroupent des magasins faisant la part belle aux créateurs locaux. Une attention spéciale pour Ewelina Kustra, figure de la hype locale, et son enseigne « She’s a riot » qui propose une très belle sélection polonaise et… française !

    http://mysia3.pl/
    http://www.pkin.pl/

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