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13 Mars 2015

Sur la route de Memphis…

Alors qu’est sur les écrans Selma, le premier film d’envergure sur Martin Luther King, Plume Voyage vous emmène à Memphis.

Une ville qui a joué un rôle crucial dans la lutte des afro-américains pour leurs droits. C’est à Memphis qu’est mort assassiné MLK en 1968. Un incroyable et très émouvant musée lui rend hommage tout en proposant une fascinante rétrospective sur la longue lutte pour les droits civiques dont traite le film Selma.

Mais Memphis est aussi la ville de naissance du blues et des plus grands studios de « black music » d’Amérique. Et la ville où est né « artistiquement » Elvis Presley, ce blanc qui vivait et chantait comme un noir…

Bref, en se baladant à Memphis, on est à l’épicentre de la lutte des afro-américains pour leurs droits et de leur conquête des cœurs et des âmes via la musique, du blues au disco, en passant par la soul, du rock au R’nb d’aujourd’hui…

Memphis © Ludovic Bischoff

Memphis © Ludovic Bischoff
Par Ludovic Bischoff

Memphis est la ville la plus peuplée du Tennessee.
Près de 700 000 personnes y vivent.
Elle borde le fleuve Mississippi.
L’aéroport de Memphis est le plus gros aéroport-cargo du monde, notamment grâce à FedEx qui y a établit son centre névralgique.

Pour y aller : aucun vol direct depuis la France. Avec US Airways, il faut transiter par Philadelphie ou Charlotte. Ce dernier aéroport a l’avantage d’être déjà dans le Sud et les formalités d’entrée et de douane s’y effectuent plus rapidement qu’à Philadelphie. Comptez à partir de 725 euros le billet A/R. www.usairways.com

Pour préparer son voyage : www.memphis-mississippi.fr

Le film Selma est en salle le 11 mars 2015. Ce film a reçu l’Oscar et le Golden globes 2015 de la meilleur chanson. Il a également reçu plusieurs nominations, dont meilleur film, à ces deux compétitions. C’est le premier film majeur a évoquer la vie et la lutte de Martin Luther King.

  • Découvrir le Civil Rights Museum, dans le Lorraine Motel où est mort Martin Luther King

    Entièrement rénové après 14 mois de travaux et plus de 27 millions de dollars, le Civil Rights Museum nouvelle version a ouvert ses portes en avril 2014. Et c’est un modèle du genre. On y suit la longue marche des noirs pour la reconnaissance de leurs droits. De l’esclavage jusqu’à l’élection de Barak Obama, que de chemin parcouru ! C’est ce sentier de larmes et de sang que le visiteur emprunte. La scénographie regorge d’astuces pour vous faire ressentir, presque physiquement, charnellement, cette longue marche. Ainsi, on visionne d’abord un film qui retrace la vie des populations noires de leur arrivée d’Afrique jusqu’à la signature du 14e amendement qui aboli l’esclavage. Puis l’écran s’ouvre et l’on vous invite à le traverser, accompagné par l’image et le bruit des pas de ceux qui manifestent encore pour leurs droits. On comprends alors que la lutte pour l’égalité est un long chemin escarpé et semé d’embuches !
    Ce musée alterne pédagogie et scénographie ludique comme avec la reconstitution du bus de Montgomery dans lequel, un jour de décembre 1955, une vieille dame noire nommée Rosa Parks refusa de laisser sa place à un blanc. Un acte de résistance simple et pourtant empreint d’un vrai courage qui lança une vaste campagne de mobilisation de tous les amoureux de la liberté et de l’égalité des droits. 10 ans plus tard, à Selma, petite ville de l’Alabama voisin, une marche historique en direction de Montgomery marqua un nouveau tournant dans la prise de conscience. Dans les deux cas Martin Luther King était présent. Et c’était encore pour soutenir une grève des éboueurs noirs, qu’il se trouvait à Memphis ce 4 avril 1968. Assassiné devant la porte de sa chambre du Lorraine Motel qui héberge aujourd’hui ce saisissant Civil Rights Museum. Un musée exemplaire qui ne donne jamais de leçons de morale mais explique et donne à voir concrètement le combat pour des droits égaux entre noirs et blancs. Un mausolée pour Martin Luther King, plus vivant que jamais aujourd’hui à l’écran dans le film Selma.

    www.civilrightsmuseum.org

  • Se perdre dans Graceland, le petit paradis d'Elvis

    L’autre personnalité qui a marqué l’histoire de Memphis, la face blanche de la pièce bicolore sur laquelle figure le portrait du docteur King, c’est Elvis Presley. Ce petit gars qui grandit dans les faubourgs populaires et noirs de la ville, ce gamin qui vivait avec ses copains noirs et écoutait leur musique, ce « petit blanc » à l’âme colorée, a débuté sa glorieuse carrière à Memphis dans les studio Sun. Et c’est à Memphis qu’il a créé son petit paradis : Graceland. On visite aujourd’hui, les yeux écarquillés, son domaine dans lequel il aimait vivre, en famille, en groupe, en bande… Sa maison, qui héberge aussi son tombeau, est resté figée dans les années 70. La fameuse « jungle room » donne presque l’impression d’être à Hawaï avec sa moquette verte recouvrant les murs ! Une salle de projection avec trois postes de télévision et des canapés en cuir jaune et bleu était alors au top du high-tech… Sans parler de ses avions privés, de son impressionnante collection de voitures et de ses centaines de costumes de scène exposés au milieu des innombrables disques d’or qu’il a accumulé jusqu’à sa mort, ici même, en août 1977. Graceland ressemble à un petit parc d’attraction à la gloire du King. Mais un parc gentiment désuet qui serait resté figé à l’air du temps d’il y a 30 ans. Une balade fascinante pour comprendre comment le petit gars de Memphis a transformé le blues en rock’n roll et, tout simplement, inventé l’industrie du divertissement pour teenager !

    www.graceland.com

  • Déambuler dans Beale street, là où le blues est né !

    C’est à Beale Street qu’est né le blues. Dans cette petite rue de Memphis devenue aujourd’hui légendaire, les noirs pouvaient ouvrir un magasin, un restaurant ou un club de musique. Une chose rare au début du 20e siècle dans le sud ségrégationniste des Etats-Unis. Dans ces clubs, le blues a donc vu le jour. Et aujourd’hui, c’est l’artère animée de la ville. La seule qui justifie de sortir dans le downtown de Memphis. On compare souvent Beale Street avec les rues du « vieux carré français » de la Nouvelle-Orléans où l’on vient s’enivrer de jazz. Beale Street est une tache lumineuse et sonore dans la nuit qui recouvre le centre-ville désert de Memphis. Les néons criards, la musique qui s’échappe par les fenêtres ouvertes des multiples clubs, la population qui déambule un verre à la main sur le trottoir… Beale Street ne manque pas de charme. Parmi les clubs les plus réputés, ne manquez pas le BB King’s Club où il n’est pas rare de voir passer le propriétaire des lieux, le fameux BB King, accompagner ses amis sur scène…

    www.bbkingclubs.com/memphis

  • Ecouter le « son de Memphis » dans des studios mythiques

    Outre Beale Street, Memphis a hébergé quelques-uns des plus célèbres studio de musique d’Amérique. Le plus iconique est sans conteste Sun Records. C’est ici qu’Elvis est, un jour d’été 1953, entré pour enregistrer deux chansons sur un petit vinyle pour sa mère adorée. Le propriétaire de ce studio qui enregistre les plus grands chanteurs blues du pays, un certain San Phillips, va être attiré par la voix de ce grand garçon qui ne chante pas comme les crooners blancs de l’époque. Il lui fera passer un essai qui aurait pu rester infructueux jusqu’au moment où Elvis improvise une reprise de « That’s All right mama », un gospel-blues qu’il transforme en rock’n roll. Le disque sera pressé. Diffusé sur la radio locale qui est alors une référence nationale pour la musique noire. Et la carrière du King débute ! On visite toujours les studio Sun qui sont encore actifs. Ils sont restés « dans le jus » de l’époque. La salle d’enregistrement, qui donne quasiment sur la rue, est d’une simplicité désarmante et pourtant les plus grands y passent toujours pour enregistrer en profitant des bonnes ondes du lieu… Sous la photo d’époque où l’on voit réunis les quatre « millions boy » qui ont fait la réputation de Sun  : Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins et Johnny Cash. Rien que ça ! Mais Memphis était une telle plaque tournante de la musique noire qu’un autre studio iconique y a vu le jour : Stax Records. Célèbre pour sa production de musique soul dans les années 60, Stax va, entre autre, signer et produire Isaac Hayes, l’une des plus grande star afro-américaine des années 70. Aujourd’hui, un imposant musée permet de se plonger dans la foisonnante histoire de la musique soul « made in Stax » et d’y admirer, entre autre curiosité, l’impressionnante Cadillac en or d’Isaac Hayes ! Enfin, ne quittez pas Memphis sans une visite à St Blues Guitar, l’une des fabriques de guitares les plus recherchées du pays. Implanté à Memphis en 2011, ce magasin de guitares relève le pari fou de fabriquer « in the USA » des instruments qui sonnent avec le fameux son blues de Memphis. On peut commander sa guitare personnalisée et visiter l’atelier au sous-sol de ce magasin situé, et ce n’est pas un hasard, sur le Elvis Presley Boulevard !

    www.sunrecords.com
    www.staxrecords.com
    www.saintblues.com

  • S'égarer dans la ville fantôme qu'est devenue Memphis

    Memphis la colorée capitale du Tennessee, berceau de la musique noire, vibrionnante plaque tournante du commerce de la région, ville du sud où l’on venait s’encanailler dans les clubs enfumés… Voilà l’image du passé. Car il faut bien reconnaître que l’ère glorieuse de Memphis est derrière elle ! Lorsque l’on se promène dans le centre-ville, on est surpris de voir ses rues désertes. Pratiquement aucun magasin d’ouvert. A part Beale Street qui attire à elle les touristes comme des papillons de nuit, le reste de la ville est vide… ou presque ! Un fait unique pour une grande cité américaine qui s’explique par les grandes émeutes qui ont suivi l’assassinat de Martin Luther King au Lorraine Motel. Le centre-ville a été la proie d’affrontements violents entre militants des droits civiques et police. De nombreux commerces ont fermé. Les habitants ont déménagé en périphérie, plus calme. Et la crise économique a terminé le processus de paupérisation de la ville. Résultat, un petit air de Détroit règne sur Memphis avec ses vieux et beaux immeubles en briques rouge abandonnés. Le plus emblématique étant le Chisca Hotel, une sorte de monstre impressionnant, plus grand hôtel de Memphis construit au début des années 1900. Le Chisca est célèbre pour avoir hébergé la radio qui a diffusé la première fois un disque d’Elvis Presley ! Abandonné, livré aux vents, son immense carcasse trône en centre-ville, comme un un paquebot échoué. Et en se baladant dans Memphis, on rencontre beaucoup d’autres fantômes de ce passé triomphant. Dont une impressionnante pyramide pharaonique qui abritait autre-fois un immense magasin de sport ! Des immeubles autrefois plein de vie et aujourd’hui abandonnés. Une balade pleine du charme de la nostalgie…

  • Ou dormir et manger à Memphis ?

    Un hôtel s’impose pour un séjour à Memphis : The Peabody. C’est une merveille d’architecture à la fois rococo et très « gotham city ». Evidement, on y bénéficie de tout le confort moderne. C’est classe et de bon goût. Mais on descend surtout au Peabody pour… ses canards ! Dans les années 30, le manager de l’hôtel et un de ses amis chasseurs ayant abusés du Jack Daniels ont trouvé très drôle de placer quelques canards dans la grande fontaine en marbre qui trône dans le lobby de cet hôtel de luxe. Les clients ont adoré. Et depuis cette date, des canards pataugent tous les jours dans la fontaine. Un duck master est même chargé de les faire descendre de leur résidence ultra confortable du toit par un accesseur puis déambuler sur un tapis rouge matin et soir pour aller et venir jusqu’à la fontaine ! Les canards du Peabody sont devenus l’attraction la plus populaire de Memphis. Et l’hôtel leur voue un véritable culte. D’ailleurs, vous ne trouverez aucun canard sur les menus des restaurants de l’hôtel !
    Pour se restaurer, foncez la tête baissée au Rendez-vous pour les meilleures ribs grillés au charbon de toute la ville et, certains disent, de tout le Tennessee ! Vous ne vous trompez pas non plus en poussant la porte du Central BBQ à côté du musée des droits civiques. Son pulled pork est le plus savoureux des environs. Quand au Four Way Grill, ne vous étonnez pas si certains serveurs hors d’âge vous parlent de leur cher Docteur King qu’ils avaient l’habitude de servir, l’adresse était fréquentée par le leader noir qui aimait sa soul food simple et roborative. Cela fait 70 ans que cette petite adresse perdue dans une zone résidentielle régale les gourmands avec ses poulets panés. Et personne ne voit pourquoi cela devrait changer !

    www.peabodymemphis.com
    www.cbqmemphis.com
    www.fourwaymemphis.com
    www.hogsfly.com

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