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17 Avril 2015

Shanghai, la Perle de l’Orient rayonne plus que jamais !

Shanghai est la ville chinoise plébiscitée par les expatriés occidentaux (si l’on ne tient pas compte de Hong-Kong, bien sûr, mais Hong-Kong est-elle vraiment chinoise autrement que sur le papier ?).

Et l’on comprend mieux l’attrait de la ville la plus peuplée de Chine en regardant son histoire. Des concessions occidentales ouvertes au 19e siècle aux multinationales qui y ont aujourd’hui établit leurs sièges, Shanghai est bien une cité cosmopolite où l’Ouest rencontre l’Est.

Voici quatre balades pour partir à la découverte de la « Perle de l’Orient » que le monde entier à (re)découvert lors de l’Expo Universelle de 2010.

Shangai

Shangai © Ludovic Bischoff
Par Ludovic Bischoff

Shanghai est la ville la plus peuplée de Chine avec 26 millions d’habitants « officiellement » (sans doute plutôt 30 millions avec les travailleurs plus ou moins légaux venus de toute la Chine).

Shanghai est divisé par le fleuve Huangpu en deux parties : Puxi (l’ancienne ville, cœur actuel touristique) et Pudong (le nouveau quartier des affaires en constant développement depuis 20 ans).

A savoir, si Shanghai est aujourd’hui le symbole du capitalisme chinois, la ville abrite un mémorial, dans une demeure de la concession française, qui a hébergé le congrès fondateur du Parti communiste chinois ! C’était le 23 juillet 1921 et Mao Zedong était déjà de la partie…

Préparez votre voyage :
Jet Tours propose plusieurs circuits haut de gamme en Chine qui font un arrêt à Shanghai. En vols directs avec Air France, comptez à partir de 1459 euros pour, par exemple, le circuit « Les Lumières du Dragon » (11 jours / 8 nuits). www.jettours.com

  • Le Shanghai des années 30 : du Bund à la concession française

    Longer le Bund, ce long boulevard qui borde le fleuve Huangpu, c’est remonter l’histoire de Shanghai. Retour au « bon vieux temps » des concessions concédées par la Chine éternelle aux occidentaux désireux de commercer avec elle. Ouvert en 1843 aux puissances de l’Ouest, Shanghai, ce modeste port de pêche qui n’a jamais connu la magnificence de Pékin, va vite devenir une cité cosmopolite, foyer d’un capitalisme florissant.

    Les grands pays d’Europe vont tous y posséder un morceau de terre sur lequel construire leurs ambassades et leurs banques. Le long du Bund, on admire toujours les beaux immeubles de style Art Déco et néoclassiques. Figés dans le passé, ces bâtiments témoignent d’une opulence qui fait toujours fantasmer.

    Dans les années 30, Shanghai était une ville où tous les trafics et tous les plaisirs étaient offerts aux occidentaux qui rencontraient ici des chinois si longtemps fermés sur eux-mêmes. C’était surtout vrai dans la concession des français qui, à l’époque déjà, jouissaient d’une certaine liberté de mœurs !

    Se perdre aujourd’hui dans les petites rues de ce quartier devenu cossu et calme est un délice. Et pour se faire une idée de ce que les colons d’alors pouvaient voir de la Shanghai exotique, il faut se rendre dans les jardins Yu qui furent édifiés il y a plus de 400 ans.

    Plus petits aujourd’hui qu’alors, on peut toujours y admirer divers bâtiments dévolus aux mandarins et de charmantes montagnes de rochers collés avec un simple mélange à base de riz gluant. Ces sculptures organiques sont toujours debout des siècles plus tard. Une des nombreuses merveilles de la civilisation du riz…

  • Le Shanghai arty : une scène artistique débridée !

    L’art, sous toutes ses formes, est le nouveau dada des chinois qui ont fait fortune. Les artistes chinois ont de plus en plus la côte. Et une ville aussi cosmopolite que Shanghai ne pouvait échapper à la folie arty qui s’est emparée de la Chine.

    C’est dans le quartier de Moganshan que l’on trouve le plus grand nombre de galeries d’art. Et c’est là aussi que l’on trouve le plus grand nombre de murs servant de toiles aux street artistes. On peut même dire qu’il suffit de repérer les murs taggés pour dénicher M50, le plus grand complexe de galeries.

    A l’origine, ces anciens entrepôts de textiles étaient squattés par des artistes. Ils y ont trouvé de parfaits ateliers, vastes et clairs, au début du 21eme siècle. Devenu officiellement un « creative industry park » et adoubé par les autorités chinoises, le M50 est aujourd’hui plus un regroupement de galeries où déambulent bobo expats et riches chinois. Les artistes sont ailleurs, dans des ateliers moins rutilants que ces galeries blanches, un peu plus loin dans l’immense banlieue de Shanghai.

    Le M50 a sans doute perdu un peu de son authenticité aux yeux de ceux qui s’aventuraient ici il y a 10 ans. La gentrification qui sévit partout où le cool se déplace a, ici aussi, frappé. Mais le M50 reste incontournable à Shanghai. Et si votre budget ne vous permet pas d’acquérir une toile à plusieurs millions de Yuans, rabattez-vous sur le quartier bohème de Tiangzifang.

    Les petites ruelles ont été colonisées de manière anarchiques par des centaines de boutiques. Des créateurs locaux côtoient des bars et des restaurants abordables et toujours animés. L’endroit parfait pour dénicher quelques bricoles « made in China » mais pas toc !

  • Le Shanghai moderne : Manhattan sur Huangpu

    Pour voyager du passé au futur de Shanghai, il suffit de tourner le dos aux vieux immeubles Art Déco du Bund. De l’autre côté du fleuve Huangpu, voilà Pudong, la Manhattan chinoise. Il y a 20 ans seulement, on ne trouvait que des champs à Pudong. Et aucun Shanghaïen n’aurait envisagé traverser le fleuve. D’ailleurs, c’était compliqué et seulement réalisable à bord de petits bateaux… Aujourd’hui, plusieurs ponts et beaucoup de tunnels relient le centre-ville à ce quartier d’affaires qui voit chaque mois un nouvel immeuble s’élever dans le ciel souvent voilé de la mégapole. La Tour de la télévision, construite avant toutes les autres en 1994, fait déjà figure d’ancêtre à côté des immenses tours qui ont poussé depuis. Ses 468 mètres de haut ne triomphent plus. Le World Financial Center, que les Shanghaïens ont surnommé le « décapsuleur » du fait de sa forme typique, lui fait de l’ombre. Et lui-même sera bientôt éclipsé par une nouvelle tour de plus de 600 mètres de haut, actuellement en construction. La Tour de la télévision se console en sachant qu’elle est devenue l’icône officielle de Shanghai et sans doute le bâtiment le plus pris en photo par les millions de touristes qui arpentent le Bund.
    C’est aussi à Pudong que l’Expo Universelle 2010 a eu lieu, consacrant un peu plus ce quartier tout neuf. Quelques pavillons ont été conservés. Comme l’impressionnant pavillon chinois en forme de pagode inversée qui a été transformé en musée d’art asiatique. En déambulant (et en se perdant !) dans les immenses salles de ce qui est devenu le plus grand espace d’exposition d’Asie (166 000 m2 !) on se dit qu’il s’agit d’une belle coquille qui expose autant le meilleur que le plus improbable de l’art Chinois contemporain ! Reste que cette visite impressionne. Et donne une idée de la puissance de la Chine actuelle. Si jamais il fallait encore s’en convaincre…

  • Le Shanghai gastronomique : de la gargote au plus exclusif des restaurants

    Shanghai ne revendique pas le titre de capitale gastronomique de Chine et ses habitants sont les premiers à reconnaître que « ceux du nord » font les meilleures pâtes, que les dim sum sont savoureux à Canton ou que la cuisine épicée du Yunnan est sans égale. Mais avec près de 26 millions d’habitants venus de tout le continent et une très forte communauté occidentale, le brassage des cultures permet de trouver des tables proposant une cuisine très variée. Ainsi, Lost Heaven sert une cuisine de la province du Yunnan absolument délicieuse et raffinée. Le plus dingue est de constater que dans cet immense restaurant, vraiment très vaste, on arrive à vous servir des plats très soignés dans un cadre cosy à souhait. La preuve que l’on peut marier la quantité et la qualité. Le restaurant Din Tai Fung sert une cuisine de raviolis (dim sum) de très haute volée. Il est situé dans le quartier branché de Xintianding qui regroupe, dans l’ancienne concession française, boutique de luxe et hype dans des petits bâtiments en briques rouges charmants. C’est logique que la chaine de boutiques sélectes Shanghai Tang vienne d’y ouvrir son tout premier restaurant où l’on retrouve tout le chic ethnico moderne de la marque dans des salons splendides et des assiettes très structurées. Les petites gargotes de quartier méritent toutes une attention curieuse et tranchent avec le super exclusif UltraViolet. Le restaurant du chef français Paul Pairet, qui est aussi aux commandes du réputé Mr & Mrs Bund, est une expérience à part entière. Sachez qu’il vous faudra des mois et beaucoup de chance pour décrocher l’une des 10 places à sa table d’hôtes d’un nouveau genre. Et dépenser pas moins de 800 euros pour avoir le privilège de déguster une cuisine venue d’un autre monde, servit dans une pièce dont les murs sont des écrans qui vous immergent dans un univers de sensations inédites. Chaque plat est accompagné de sensations olfactives, sonores et visuelles. Cela semble complètement fou. Mais ce resto secret auquel on accède via un parking glauque est plein tous les soirs. Preuve ultime que la riche Shanghai est bien la capitale économique de l’Empire du milieu…
    www.lostheaven.com.cn
    www.shanghaitang.com
    http://mmbund.com
    www.uvbypp.cc


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