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09 septembre 2016

Maximum : du déchet industriel au design !

Maximum Paris

Par Ludovic Bischoff

Maximum est une jeune manufacture de mobiliers qui puise sa matière première dans les pertes générées par les industriels. Résultat : des meubles uniques, design et colorés qui ont un très faible impact écologique puisque construit avec des matériaux voués à la destruction…

« Nos ressources s’amenuisent alors que nos déchets s’amoncellent. Faire du déchet une ressource, c’est résoudre une équation. » C’est avec cette profession de foi que les trois jeunes fondateurs de Maximum accueillent les visiteurs sur leur site web. Un crédo simple qui cache une initiative design et industrielle pleine d’audace et d’ingéniosité.
 
Basile, Romée et Armand, qui n’ont pas encore 30 ans, ont conçu Maximum comme une manufacture qui conçoit et fabrique du mobilier – des pièces uniques produites en série – à partir des pertes de matière générées par des industriels français. Ils estiment que 350 millions de tonnes de matériaux finissent chaque année dans les bennes des usines Françaises. Une matière première dont ils se servent pour fabriquer leurs meubles, beaux et malins, uniques et tous un peu différents. Des meubles dessinés en fonction de la nature et de la forme des déchets industriels qu’ils récupèrent, afin de réemployer tout le travail que l’industrie a fourni pour transformer la matière en objet.

C’est dans leur vaste atelier d’Ivry-sur-Seine, juste de l’autre côté du périphérique parisien, que sont nés leurs créations plébiscités et utilisées lors du forum de la Cop 21, fin 2015. Des meubles que l’on peut admirer à nouveau, début septembre 2016, dans le cadre de la Paris Design Week. Maximum a, en effet, été sélectionné dans le cadre de Now le Off à la Cité de la mode et du design.
 
Basile et Romée ont cette idée d’utiliser des déchets et autres rebuts industriels alors qu’ils sont sur les bancs de l’Ensad, l’école des Arts Déco de Paris. Ils appellent leur copain Armand qui sort de l’EM Lyon pour assurer côté gestion. Et voilà que l’aventure commence. « Ce qui nous plait, c’est l’opportunisme de tomber sur des matériaux voués à la destruction et de bâtir à partir d’eux, des projets de mobilier », assure Romée. Lorsqu’ils lisent cette petite annonce d’un industriel qui souhaite se débarrasser de 127 plaques de verre, ils achètent un vieux camion et partent charger les quelque 9 tonnes de panneaux en verre en parfait état. « L’annonce était en ligne depuis trois ans ! Le gars désespérait de s’en débarrasser ! » Avec leurs plaques de verre, que faire maintenant ? « On voulait les transformer en bureau, mais il nous fallait des pieds. C’est là que nous sommes tombés sur un stock de vieux échafaudages. En réutilisant cette structure, nous avons conçu des bureau, de trois hauteurs différentes, qui ont été utilisés lors de la Cop 21 ». Même la peinture qui a recouvert les pièces d’échafaudage provient de poussières de peinture. Et voilà comment est née la table Clavex 680 !
 
Il en est de même pour leur fauteuil Gravêne 75. Ils ont déniché un industriel qui colore du plastique. A chaque fois qu’il doit purger ses machines d’une couleur pour passer à une autre, des litres de plastique en fusion se répandent sur le sol formant des plaques qui, une fois refroidis, doivent être évacuées comme déchets. Maximum a donc proposé à cet industriel de récupérer cette matière première de qualité. Le plastique en fusion coule désormais sur un moule qui forme la coque de ce fauteuil hyper tendance. Les pieds sont conçus, eux, avec des lattes de parquet destinées, également, à être détruites. Résultat, le plasticien économise les frais de destruction de ce qui était alors un déchet et qui devient une nouvelle matière première donnant vie à des sièges design et uniques ! Les tabourets Rotoman et Rotoboy naissent suivant le même procédé. Alors que le plasticien fabriquait, à chaque production, un objet test sans valeur, il coule désormais son plastique dans des moules fournis par Maximum. Il en résulte des tabourets colorés qui naissent quasiment sans rien couter…
 
« C’est le déchet qui influence le dessin pour aboutir à des formes nouvelles, héritées de productions indésirables. Un cercle vertueux dans lequel nous croyons beaucoup. Pourquoi exploiter de nouvelles ressources naturelles alors que nous pouvons en utiliser certaines au lieu de les détruire ? », questionnent les trois jeunes entrepreneurs qui redonnent une nouvelle vie à des déchets en les sublimant pour créer des objets design et utilitaires. On adore. Et on leur prédit un bel avenir…

www.maximum.paris

 

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