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12 février 2016

Manal Rachdi, architecture et nature par passion

Projets architecturaux de Manal Rachdi, Architecture et nature par passion. Un Pont entre deux rives février 2016 PLUME VOYAGE. @plumevoyagemagazine © Manal Rachdi

Par Béatrice Delamotte

Lauréat de l’appel à projets « Réinventer Paris », le jeune architecte Manal Rachdi réussit à conjuguer ses deux passions : l’architecture contemporaine et la nature. Qui se retrouvent aussi bien dans ce superbe projet baptisé « Mille arbres » que dans la plupart de ses créations dans le monde.

Aussi loin qu’il s’en souvienne, Manal Rachdi a rêvé de vivre un jour dans une forêt, avec une juste une bibliothèque et quelques murs.

Passionné depuis son enfance par la nature – les grandes balades en famille dans les forêts autour de Rabat, au Maroc – et le dessin, qui lui permettait de s’évader d’une scolarité jugée étouffante, il a trouve dans l’architecture le moyen de concilier ses deux amours. Tous ses projets intègrent de grands pans de nature – terrasses, forêts intérieures, murs végétalisés – pour (ré)introduire un peu de campagne dans les villes. Dernier succès en date, le projet Mille arbres, retenu par la ville de Paris dans le cadre de l’appel à projets « Réinventer Paris ». Cet immeuble pont, qui reliera la porte Maillot à Neuilly, permettra de redonner du sens à ce quartier de la capital quelque peu oublié. Mêlant habitations, commerces, bureaux, hôtel et restaurant, le bâtiment en forme de pyramide inversée abritera aussi un véritable sous-bois. Un monde féérique qui fera du lieu un écosystème exceptionnel.

« Je fais partie d’une génération dématérialisée et connectée, explique Manal Rachdi en préambule. Avec la démocratisation des voyages, l’omniprésence d’Internet et les évolutions technologiques que cela a entraîné, la virtualité nous a rejoint et on peut être partout à la fois. » .

Pas question pour autant de se couper de nos racines, de cette nature chassée pendant longtemps des villes et des constructions. Dès ses premiers projets, Manal Rachdi a imposé cette approche que ce soit notamment dans son projet de réaménagement d’une série de viaducs en Calabre. En réponse à un concours international, il a ainsi imaginer utiliser la structure des ponts pour en faire des tours inversées : les tabliers accueillent les espaces publics et des espaces verts tandis que les logements s’accrochent le long des piles. Projet malheureusement en stand by pour l’instant.

Autre projet, en cours de réalisation celui-là, L’arbre blanc,

une tour de 110 logements sur les rives du Lez, à Montpellier. Considérant que les Montpelliérains passent beaucoup de temps dehors, à profiter d’une météo favorable, à partager des moments de convivialité en famille et entre amis, Manal Rachdi a imaginé une tour où chaque appartement possède des terrasses généreuse, certaines de la même superficie que le logement. «Malgré son nom, l’Arbre blanc n’a rien d’une tour d’ivoire. Incurvée comme une forme naturelle que l’eau ou le vent serait venu creuser, façonner, elle s’étend comme une paire d’ailes pour épouser la ligne tracée par la rivière. » Quant aux terrasses, elles offrent une vue privilégiée sur la ville et le Lez, allant même jusqu’à communiquer les uns avec les autres pour plus de partage.

« Pour nous, l’écologie est évidente, nécessaire et la réflexion que nous menons sur la durabilité de nos bâtiments se doit d’être pragmatique »,

insiste Manal Rachdi. Même s’il n’en parle pas à chaque fois, tous ses projets sont éco-conçus : finitions intérieures et extérieures constituées de matériaux durables et écologiques, choix de l’orientation des bâtiments pour optimiser l’apport en énergie solaire, toits végétaux pour améliorer la conservation des eaux pluviales et contribuer à l’efficacité énergétique en réduisant sa déperdition…

« Nous considérons les bâtiments comme des réseaux complexes de systèmes fonctionnant à de multiples échelles au cours du temps, explique Manal Rachdi. Notre architecture explore différentes manières d’entrelacer astucieusement ces systèmes, pour rendre les bâtiments les plus efficace possible, tout en aménageant une part du sensible a l’architecture. Mais il reste encore beaucoup de choses à développer et à comprendre pour parfaire le système.»

 


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