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21 juin 2013

STEN LEX, Photo Stéphane Bisseuil, Courtesy Magda Danysz Gallery

Du Street Art
à la Résidence des Bains

Par PLUME

Retour aux Bains Douches. L’établissement parisien confirme sa réputation de lieu mythique.

Devenu une résidence d’artistes éphémère imaginée par Jean Pierre Marois, son propriétaire, orchestrée par la galériste Magda Danysz et communiquée par Colombe de la Taille, l’immeuble a essuyé de janvier jusque fin avril une véritable tornade artistique dans l’ensemble de ses 3000 m2, avant des travaux d’embellissement qui vont transformer l’établissement, en hôtel de luxe.

  • Installations atypiques, démesurées

    A l’occasion de l’inauguration de l’exposition de photos et de l’édition du livre à la galerie Magda Danysz à Paris, play back sur l’une des plus belles initiatives artistiques parisiennes, née de l’imagination de Jean Pierre Marois qui a permis la création de ces œuvres et ces installations atypiques, démesurées, expressions grandeur nature d’artistes urbains.

  • Peintures, affiches, collages et installations du sol au plafond.

    Après avoir emprunté l’ascenseur, fait quelques pas dans le couloir, vide et laissé à l’abandon, la surprise est totale quand on arrive dans les anciennes chambres de bonnes sous les combles : peintures affiches et collages s’éclatent en gerbes de couleurs du sol au plafond… hommage vibrant à Jacques Villeglé par le collectif 9è Concept, qui a fêté ses 20 ans d’existence. Et comme en écho à cette référence, Jacques Villéglé en personne est venu, signer de sa main et de son alphabet si particulier, le mur de l’ancien night club au sous sol… Tandis que Thomas Canto traduit sa vision de la ville, avec un enchevêtrement de fils et de projections de peinture rectilignes, dans une toile géante noire et blanche.

  • Quatre générations issues du street art.

    De Villéglé, à Gérard Zlotykamien, à Yz, à Sambre, à L’Atlas…quatre générations d’artistes urbains se sont appropriés, soit une pièce d’appartement, un espace, un bout de mur ou étalé sur deux étages comme Sambre, du sol au plafond pour laisser libre court à leurs langages jusque sur le mur des cours intérieures de l’immeuble. « Le lieu a créé un attrait énorme chez les artistes… Un lieu mythique mis à leur disposition en plein centre de Paris… » confie Jean Pierre Marois. La résidence a accueilli pas moins de cinquante artistes pendant quatre mois alors qu’il pensait en recevoir une dizaine au départ.

  • Carte blanche aux artistes.

    Il fait croire que l’immeuble est touché par le génie de la créativité et propice aux expressions artistiques les plus variées et les plus originales. « C’est le lieu qui génère cette énergie » affirme Jean Pierre Marois. Ce dernier a laissé une totale liberté aux résidents, jusqu’à laisser Sambre dépiauter entièrement le parquet en bois d’un appartement, ouvrir un étage sur l’autres et reconstituer de ces petites lattes de plancher une sphère évidée, un véritable nid à taille humaine dans lequel un homme peut se tenir debout.

  • Night club mythique.

    L’endroit, à l’évidence, attire depuis toujours les artistes. Après avoir été des bains douches très réputés au 19è siècle, d’où son nom actuel-Proust le fréquentait déjà-il est resté l’un des night club les plus en vue de la planète, au même titre que le club 54 à New York, pendant 40 ans jusqu’au départ du couple Guetta, en 2003. De Mick Jagger à Jean Michel Basquiat, Yves Saint Laurent, Joy Division et déjà Keith Haring, Warhol pour ne citer qu’eux, l’établissement a vu défiler toutes les stars de la planète et artistes contemporains de notre époque qui influençaient déjà de leur présence l’endroit.

  • La société des Bains.

    Par la suite, le night club mal géré, a failli s’écrouler dû à des travaux sauvages. Suite à un arrêté de péril, il a fermé ses portes en 2010 jusqu’à ce que Jean Pierre Marois et sa famille crée la Société des Bains pour transformer l’immeuble entier en hôtel et perpétuer la magie des lieux. Le propriétaire, d’abord photographe de mode, puis réalisateur et producteur de film développe ce projet comme un film d’auteur « comme si vous acquériez les droits d’un livre, vous trouvez un scénariste pour le traduire en film. Ensuite le concours d’architectes a été fait à de la même façon que la recherche d’un réalisateur. C’est un projet complexe comme une production de film. »

  • Des bains douches au night club à la résidence d’artiste, jusqu’à l’hotel de luxe.

    Mais c’est sans compter l’esprit des lieux qui insuffle cette énergie salvatrice et qui a aussi inspiré le propriétaire pour en faire cette étonnante résidence d’artiste avant la transformation en hôtel : « l’immeuble était quasi vide, des plateaux propres et débarrassés qui conféraient au lieu un côté vaisseau fantôme avec une immense charge poétique. J’ai d’abord voulu photographier le lieu sous toutes ses coutures mais de fil en aiguille j’ai pensé à l’expression du Street art dont l’ADN correspond aussi à l’identité des Bains comme son côté éphémère ».
    « Ce qui fait la force d’un lieu c’est son histoire, ses différents cycles » témoigne le propriétaire. Une belle transition artistique avant sa transformation finale en hôtel de luxe.

    www.lesbains-paris.com/residence-dartistes
    www.magda-gallery.com/fr/les-bains-douches

    Exposition des photographies de Stéphane Bisseul et Jérôme Coton, la Galerie Magda Danysz, du 22 Juin, 2013 au 27 Juillet 2013
.
    A retrospective about the ephemeral artists’ artworks with daily photos of the in situ installations.
    Galerie Magda Danysz, 78, rue Amelot 75011 Paris
    Book « Les Bains, Résidence d’artistes » Editions Drago

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