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20 Septembre 2013

La Manufacture de Baccarat © Thierry Bouet

La manufacture Baccarat

PLUME

Etre invitée à la Manufacture de Baccarat c’est accéder à l’un des plus beaux patrimoines vivants français, c’est connaître les coulisses de l’aventure du cristal et en découvrir quelques uns de ses secrets. C’est écarquiller les yeux devant tant d’adresse, de précision et de savoir faire, ce savoir faire qui offre au monde entier, depuis ce petit village de Lorraine, des objets merveilleux, dignes des plus beaux contes de fées.
Visiter la Manufacture de Baccarat c’est suivre une extraordinaire saga humaine qui dure depuis des siècles et promet de se perpétuer plus encore.

  • Baccarat, depuis 1764…

    Lustres, vases, candélabres et verres taillés de Tsars, services de rois et de chefs d’état, lustres de maharadjas, depuis 1764, l’histoire de Baccarat a souvent rejoint celles des grands de ce monde. Toute la richesse du travail des maîtres verriers est cristallisée dans les volutes, les arabesques, les formes et les couleurs, la démesure et la magnificence de ces objets extraordinaires qui témoignent d’un savoir faire unique. Tous ces objets merveilleux sortent du four et des ateliers à froid de la manufacture, typique du 18è siècle. Installée en 1764 sur les bords de la Meurthe, appelée au départ Verrerie Sainte Anne, la manufacture a allumé son premier four en 1765 pour ne jamais l’éteindre. L’héritage de la manufacture recèle 360 000 dessins, identifiés et répertoriés, aujourd’hui numérisés, 32 000 moules mis à la disposition des verriers. Mais c’est dans les gestes séculaires et le savoir faire des ouvriers que réside le véritable trésor de cette cristallerie. Elle s’adapte aussi à son époque et a déjà prévu de remplacer le four à pots principal-qui risque de s’éteindre chaque année-par des fours individuels. L’exposition « Taillé sur mesure » à la chapelle de la Manufacture révèle quelques trésors, passés et présents et témoigne de cette incroyable transmission depuis 250 ans avec 300 objets historiques et contemporains.

  • Les Meilleurs ouvriers de France

    Il faut trois ans d’apprentissage avant de penser pouvoir maîtriser cette matière et accomplir ces gestes séculaires qui permettent de travailler la matière. De ce long apprentissage, les verriers en tirent beaucoup d’humilité comme Christian qui est la manufacture depuis 38 ans et qui affirme : « ce n’est pas parce qu’on meilleur ouvrier qu’on est les meilleurs. Il y a des ouvriers qui sont aussi bons mais qui n’osent pas préparer le concours. » La Manufacture compte 24 meilleurs ouvriers de France. C’est à l’école de Moulins, de Sarrebourg ou de Vannes-le-Châtel qu’on apprend le métier pour ensuite devenir apprenti en alternance et obtenir un Brevet des Métiers d’Art. Mais il faut des années supplémentaires pour commencer à maîtriser le travail du cristal. Les ateliers à froid demandent autant de précision et de patience : l’atelier « rougissage » où Frédéric Cuny, le responsable de la fusion fait rougir l’or pour obtenir le fameux rouge Baccarat, l’atelier de la taille faite à la pointe de diamant après le compassage aux feutres rouge ou bleu, l’atelier bronze, l’atelier dorure.. autant d’ateliers obligatoires pour obtenir des objets parfaits.

  • Gestes séculaires

    Autour de l’arche de cuisson et des moufles, les différents fours qui préparent la matière jusqu’à 1 450 degrés, les gestes ne sont pas superflus, ils sont d’une extrême précision, d’une patience infinie ; mouvement rapide, temps de pause, alternance de temps long, de gestes rapides, et tourne la tige du souffleur de cristal. Après la cueillette de la matière dans le four à pots, il faut le souffle de l’homme pour donner la forme, au bout de la canne, l’outil indispensable du souffleur qu’il doit constamment chauffer. Gamin, second, grand gamin, souffleur, carreleur, 80 verriers travaillent à la manufacture dont 24 meilleurs ouvriers de France.

  • Un travail d’orfèvre où les secondes comptent

    De cette simple boule de feu sortie des fours, liquide comme du miel, naît des merveilles de délicatesse. Hugues et Nicolas n’ont qu’une minute pour réaliser cette branche de lustre torsadée, comprendre la matière, suivre son mouvement naturel, danser avec elle pour obtenir la forme voulue et la couper aux ciseaux pour enlever le surplus. Instant d’observation, de précision, tout dépend d’un instant, d’une seconde pour réussir à dompter cette matière incroyable. Il faut seulement attendre10 secondes pour que la branche refroidisse et se durcisse. Une minute et 10 secondes de ballet savamment orchestré pour cristalliser cette matière transparente.

  • Perfection du cristal

    Tous ces objets sont passés sous le crible d’une choisisseuse à la manufacture. « Une choisisseuse c’est l’œil de la perfection » confie Catherine, le chef de secteur. Elle traque la « mal finesse », les « bouillons de cailloux », les « moutonneux », la « mousse » et autres défauts pour ne retenir que les pièces parfaites. Parfois, des discussions houleuses éclatent entre la choisisseuse et le verrier qui défend son travail. En fonction des pièces remontées par le verrier, 20% et 30 % de rebut sont recyclés et transformés en matière première.

  • Les dernières créations

    Un choix de derniers lustres et luminaires dévoilés au Salon de Milan cette année dont celui des frères Campana qui associent le cristal du lustre « Zénith » au bambou. Il faut huit semaines d’attente pour recevoir un lustre qui arrive en pièces détachées, minutieusement rangées dans des coffres de bois. La dernière réalisation présentée aux Designer’s days à Paris : l’emblématique verre Harcourt, appelé au départ « service Gondole à triple bouton » métamorphosé par les étudiants de l’école suisse, l’ECAL, ici en applique. Et l’aventure continue de belle façon.
    A voir jusqu’au 10 novembre 2013, l’exposition « Taillé sur Mesure » à la chapelle de la Manufacture à Baccarat, dirigée par Michaela Lerch, la conservatrice et directrice du service Patrimoine.
    A découvrir dès le 16 octobre 2013, le livre « Baccarat-250 ans » avec des textes de Laurence Bennaïm et Murray Moss, aux éditions Rizzoli New York.


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