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18 Juillet 2014 – L’Exception Française

K-Jacques Atelier, Courtesy K-Jacques.

Le jeu des 7 familles
des souliers d’été

Par Laurence Gounel

Comme un rendez-vous qu’on attendrait toute l’année, comme le rosé lance la saison des barbecues et des pique niques, les chaussures de l’été annonce que les vacances ne sont plus très loin. Et libère enfin nos pieds du protocole.

Mais attention : si le soulier d’été, c’est la liberté à nos pieds… il n’en reste pas moins que la sandale de vacances est extrêmement codée. Ce n’est pas parce qu’on prend la direction de la plage qu’il faut se tromper de côte et de code. Et donc de panoplie. A chaque bord de mer ses icônes, à chaque tribu ses préférences. Entre la côte méditerranéenne et la côte atlantique,mon pied balance!

  • Dans la famille iconique : Atelier Rondini, au panthéon du patrimoine tropézien

    Attention, maison culte ! Au panthéon du patrimoine tropézien, Sénéquier et Rondini arrivent à égalité ! Et que les choses soient claires : Rondini existait avant K-Jacques. Donc aux nuées de parisiennes qui vous snobent du bout des orteils, répliquez que les vôtres sont garanties à vie. A vie ?! Pour ainsi dire. Le cuir naturel se détend avec le temps donc si besoin est, on vous réajuste les lanières chaque année dans les ateliers de la troisième génération de Rondini. Car c’est bien Dominique Rondini, bottier de son état, qui a inventé la notion même de « tropéziennes »… cette cousine moderne de la spartiate. En 1927, il décide de libérer le pied des femmes avec un modèle en cuir gras, qui s’avère confortable et sexy pour aller du petit port à la place des Lices. Aujourd’hui, c’est Alain Rondini, son petit-fils, qui perpétue la tradition… Bien-sûr, les collections se sont enrichies (nubuck, croco…) mais le savoir-faire, lui, reste le même : avec un cuir de première qualité, cousu main. Et aux oiselles à la langue bien pendue de répondre que choisir Rondini, c’est un parti pris. Celui d’un fournisseur de légende, qui chaussait Marlène Dietrich et Colette !
    www.rondini.fr

  • Dans la famille modeuse : K-Jacques, un succès mondial

    Consolez-vous : avant que la guerre n’éclate, la concurrence était déjà féroce. Les K-Jacques emboitent le pas des Rondini quelque cinq années après le succès immédiat des premières, en 1933. Monsieur et Madame Kéklikian Jacques ont l’idée de simplifier le nom de la marque dans les années 70 en les baptisant K-Jacques. Mais là encore, n’est simplifié que le nom, surtout pas la fabrication artisanale, qui requiert 46 opérations manuelles et une heure de travail manuel complet. Brigitte Bardot et Picasso les ont adoptés illico en leur temps… On connait la suite : le succès est mondial même si la production reste raisonnée.
    www.kjacques.fr

  • Dans la famille inconnue (mais pas pour longtemps) : Les Spartiates Phocéennes, fierté de la planète fashion marseillaise

    Changement de port, changement de typologie. Bienvenu dans la cité de Marius, où le modèle à bandelettes retrouve ses origines : on ne parle plus de tropéziennes mais bien de spartiartes. Peu connues du grand public, elles sont l’une des fiertés de la Fashion Planète Marseille. En cuir naturel, 100 % françaises et artisanales, elles sont fabriquées in situ par l’entreprise familiale O’Kiss. Fondée en 1998, celle-ci s’est immédiatement spécialisée dans les chaussures de danse mais c’est avec ses spartiates plates ou compensées, qu’on la perce à jour enfin. Sa force ? Le prix. Compter moins de 100 euros pour une paire quand il faut en débourser plus du double chez ses consoeurs de la presqu’île.
    www.chaussures-okiss.fr

  • Dans la famille insolente : L'Espadrille Tropézienne, une bonne dose de fantaisie

    Quel affront : une espadrille dans la cité varoise ! La faute aux nostalgiques : « En espadrilles, on danse le disco, on fait du vélo, bye bye le boulot… lalalalala » ça ne vous rappelle rien ? Faut dire, qu’il y a eu des fans de la première heure. Comme Jean-Edern Hallier ou l’auteur de cette citation inspirée :  » Confiance aux femmes. Espadrilles quand il pleut. » Résultat : trois amis – Nicolas, Laurent et Paul – porteurs d’espadrilles depuis toujours, se sont décidés à sauter le pas. Avec 300 000 € en poche, ils ont créé ce qu’ils avaient envie de porter, une seule exigence à l’appui : fabriquer 100 % français. Bien-sûr, la fabrication se fait dans le Sud-Ouest… mais chaque modèle porte un nom de lieu emblématique de la cité varoise. Avec quelques éditions limitées à la clé et une bonne dose de fantaisie (comme cette paire avec, sur le pied gauche la tête de François Hollande, sur le pied droit celle de Nicolas Sarkozy…). Avec une centaine de références et des imprimés très différents, il faut compter en moyenne 80 € la paire. On est loin de l’espadrille de papa !
    www.espadrille-tropezienne.com

  • Dans la famille élégante : 1789 Cala, étendard chic et anti bling de la Côte d'azur

    On la reconnait à son petit écusson cousu sur la toile, quel que soit l’imprimé choisi. C’est un peu comme si on portait avec fierté le blason de la tribu qu’on s’est choisie. Celle des élégants résistants, en pleine Riviera. Résistants aux mocassins mous à picots, aux éternelles “bateaux »… Elégants parce qu’on la porte du petit-déjeuner – dans sa version la plus classique – jusque tard dans la soirée, avec les modèles en cuir et lacés. De fabrication française, cela va sans dire, elle pousse le bouchon jusqu’à faire de son petit liseré intérieur bleu-blanc-rouge, un signe de reconnaissance. Bref, c’est l’étendard chic et anti bling par excellence de la Côte d’azur.
    www.1789cala.fr

  • Dans la famille “patrimoine vivant" : Don Quichosse, une entreprise centenaire

    Estampillée du label « Entreprise du Patrimoine Vivant », Don Quichosse fait partie de ces « entreprises artisanales qui participent au rayonnement économique et français » comme le dit la formule. Parce que rien que pour la semelle, il faut une heure de travail à Jean-Jacques et sa femme Danièle, qui se lèvent chaque jour à 3 heures du matin pour finir à 19 h. Ce couple au « rythme de boulangers » comme ils-disent, produit une centaine d’espadrilles par jour. Et sont devenus les héritiers reconnus du savoir-faire mauléonais, en perpétuant l’activité de cette entreprise centenaire, sur des machines qui n’ont plus d’âge.
    www.donquichosse.com

  • Dans la famille 2.0 : Art of Soule, savoir faire, jeunesse et fantaisie

    Installé dans la capitale de l’espadrille – à Mauléon – Art of Soule a l’énergie et la fantaisie de la jeunesse. Incarnées par Julien et Mathieu, jeunes quadras, qui ont voulu dépoussiérer le classicisme de cette vieille chaussure autrefois utilisée par les soldats espagnols. Résultat : des imprimés qui cartonnent auprès des asiatiques mais aux pieds, c’est le fruit d’un savoir-faire français et de techniques ancestrales que l’on porte. Corde de jute, chanvre, toile de coton pour les matériaux de qualité et semelle lavable + intérieur cuir et renfort pour améliorer le confort. L’espadrille 2.0, c’est eux !
    www.artofsoule.com

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