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17 Juin 2014

Le Monde de Robin Meason

Photo 1: Portrait de Robin Meason, Copyright Miguel Villalobos. Photo 2: Paris, Copyright Robin Meason.

Marie Le Fort

LES PARIS DE ROBIN MEASON.
Américaine à Paris, elle a adopté depuis longtemps la scène animée et créative de la capitale.

Entourée de talents, la plupart représentée par son agence de relations publiques “RiTUAL PRojects”, Robin nous entraine dans son univers où films de mode, photographie, art et contre-culture sont rois.

Paris et ses nuances de gris, il y a vingt ans.

Quand Robin Meason a quitté son Texas natal pour Paris il y a vingt ans, elle a connu d’abord les nuances de gris, les silhouettes chics et monochromes dans la rue et la mauvaise humeur des parisiens… Elle a pensé qu’ils avaient une belle attitude ! A l’ère Tom Ford-Gucci, tout en arpentant les rues pavées de Montmartre, elle a commencé à s’immerger dans la culture artistique française. Elle n’avait jamais vu auparavant  un musée, ni de femmes qui pouvaient être belle en jeans, sans maquillage et les cheveux simplement attachés.

Paris la cultivée et l’artiste, hier.

A l’époque, son laissez-passer du Centre Pompidou est devenu son meilleur ami: elle y a découvert la rétrospective de Joseph Beuys. A la Fondation de Cartier, l’exposition de Nan Goldin l’a particulièrement marquée aussi. Le Palais de Tokyo, avec sa cour extérieure remplies de skaters et des tagueurs a été aussi l’un de ses coups-de-cœurs et l’est resté. Elle pouvait s’asseoir là, à contempler  la Tour Eiffel de l’autre côté de la Seine jusqu’à plus soif, rester et s’imprégner de l’atmosphère.

Paris la cultivée et l’artiste aujourd’hui.

Aujourd’hui, elle est étonnée de voir la présence de la contre-culture et l’esprit industriel qui influencent toujours autant le Palais de Tokyo. Elle aime le lieu comme au début et continue de déjeuner fréquemment chez Tokyo Eat. Et en profite pour aller voir les expositions, comme « L’Etat du Ciel” l’une des dernières qui l’ait marquée, un hommage aux réflexions des artistes, poètes et philosophes concernant les influences physiques, morals et politiques qui façonnent notre terre.

A Shaded View On Fashion Film : un mélange mode et culture au Centre Georges Pompidou.

Le Centre Pompidou qu’elle affectionne toujours accueille maintenant le festival d’ASVOFF fondé par Diane Pernet dont elle est l’agence de relations publiques. Dédié aux films de mode, ASVOFF mélange la mode et la culture.Parmi ses films préférés, Robin prône « Holi Holy » par Bharat Sikka pour Manish Arora – le gagnant du sixième Grand Prix d’ASVOFF, avec les prix de la meilleure bande originale et du nouveau talent – http://vimeo.com/76884461 – où le mélange des couleurs et des émotions, les conflits silencieux entre l’Inde traditionnelle et celle à venir créent une vision unique. Lorsque le personnage principal bouge dans le film, comme un ovni rose vif, elle ressemble, selon Robin, au Centre Pompidou avec son architecture visionnaire et ses couleurs phares.

Paris en photo.

Pour Robin, Paris a des liens profonds avec la photographie: avant de travailler dans la mode, elle a été agent dans une agence de photographie. « Paris est faite pour la photographie de mode ; j’admire l’approche de CG Wakins qui propose une ambiance urbaine, poétique, pop, sombre et crue – www.cgwatkins.com » confie t’elle.

Paris mode : la nouvelle garde.

A son arrive à Paris, Robin a évolué dès le départ dans le milieu de la mode, ses amis proches étaient élèves au Studio Berçot et sa meilleure amie travaillait avec Jean Colonna. « J’ai laissé derrière moi le Texas et l’explosion grunge de Kurt Cobain pour me retrouver au défilé Colonna à l’Elysée Montmartre en 1994. Tout était très sombre. Vraiment bien coupé mais avec une allure junky ! Aujourd’hui, je représente la marque “Vêtements », créée par un collectif de designers international qui ont obtenu des diplômes, soit  de l’Académie Royale d’Anvers, soit du Studio Berçot ou qui viennent de Vienne ou ont travaillé chez Margiela. Ils sont la quintessence de Paris, dans leur façon d’approcher la mode ; ils font des tenues minimalistes et des coupes androgynes » explique-elle. « Y/PROJECT », crée par Glenn Martens, qui est aussi diplômé de l’Académie Royale des Beaux Arts d’Anvers, est un autre de ses labels préférées : » La lingerie devient grunge avec des allures plus sombres et des tons  profonds, il fait des silhouettes minces et allongées avec des pièces qui mettent en avant des volumes décalés. On voit une certain nonchalance, élégante… »

Paris bijou : une joaillerie sculptée.

Selon Robin, le bijou est aussi présent dans le paysage parisien. Comme la marque 1-100 (one-onehundred.com), exposée à L’Eclaireur dans l’espace Cabinet de Curiosités, créée par Miguel Villalobos et Graham Tabor. Le premier, qui est spécialiste des beaux-arts et de la sculpture, travaille comme illustrateur (sur des foulards) et a collaboré avec l’artiste Laurie Anderson. Le deuxième, qui vient du monde de la mode, a travaillé avec Melanie Ward et Alexander Wang.
Ensemble, ils créent de la joaillerie en édition limitée, faite à la main à Manhattan, en utilisant la sculpture et l’art comme sources constantes d’inspiration. Ils ont récemment commencé à collaborer avec le label d’Ann Demeulemeester.
Autour de Robin Meason, il semble que l’univers créatif de la mode converge magnifiquement vers Paris.

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