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22 Novembre 2013

Turbulences au FRAC Centre

Frac Centre / Les Turbulences (Jakob + MacFarlane) © Marie Le Fort

Marie Le Fort

Dernière œuvre imaginée par Jakob + MacFarlane, le FRAC d’Orléans est un parfait signal culturel urbain.
Baptisé « Les Turbulences », il se dresse dans la cour de l’ancien site militaire comme une extra-architecture.

On est comme confronté à un paysage lunaire, à une excroissance venue d’un autre monde quand on approche le FRAC Orléans. Une densité géométrique, une fluidité organique, une silhouette audacieuse, le nouvel édifice jette les bases d’une architecture tournée vers le futur.
« L’outil FRAC est comme un outil de propagande artistique à l’état pur, sans détail fignolé. Il est comme au garde à vous, comme un bon soldat de la culture, bien placé, campé sur son site ; il impose bien son rôle et sa marque de fabrique. Il impose l’image de la culture », s’enthousiasme Claude Parent face à cette unique objet signé Jakob + MacFarlane. Il faut dire que cette extension du FRAC Centre dénote au cœur de l’ancien site militaire : « Nous avons tracé les contours de ce centre culturel comme un lieu de médiation entre la ville et ces quatre bâtiments austères. Nous nous sommes appuyés sur l’existant pour le transformer de manière radicale et affirmer sa présence », confirme Dominique Jakob avant de poursuivre : « nous avons rasé l’édifice qui se dressait en façade sur la rue, pour ouvrir la cour et créer un appel d’air de la ville vers le site ». Au centre, la cour se soulève : le sol, un vaste socle en béton hachuré, se dérobe sous les pieds, provoque des moments d’instabilité. Entre les formes, on suit des yeux un entrelacs de lignes géométriques obliques qui prolongent les structures historiques pour composer ces “Turbulences » iconoclastes.
« C’est un lieu à expérimenter de manière multidimensionnelle : cette architecture, issue des technologies numériques, ne vient pas s’ajouter au site existant mais en émerge. Les Turbulences en sont l’extrusion paramétrique, distorsion en volume de la trame qui parcourt les bâtiments », argumente Marie-Ange Brayer, directrice du FRAC Centre. « De la même famille conceptuelle que le restaurant Georges (2000) au Centre Pompidou ou Les Docks/Cité de la Mode et du Design (2011) à Paris, ce projet se donne comme un “plug-over”, une greffe, qui renvoie à un mouvement organique de croissance, de ramification. Ses multiples facettes fragmentent les volumes et les diffractent dans la cour qui se donne comme une couche tectonique facettée. La mise en tension d’espaces à la fois tectoniques et organiques a ainsi débouché sur une architecture dont les contours, les limites ne cessent de se mouvoir », conclut Marie-Ange Brayer.
Jusqu’au 2 février 2014, dans le cadre d’ArchiLab, le FRAC Centre accueille l’exceptionnelle exposition « Naturaliser l’Architecture ». « Aujourd’hui, à travers le recours aux outils numériques les plus avancés, les architectes conçoivent des projets qui évoluent selon des principes similaires à ceux de la nature. Au plus près de la science, ils développent une maîtrise poussée des mathématiques, qui leur permet de simuler artificiellement des processus de formation et de croissance propres au règne du vivant.
L’architecture se conçoit ainsi comme un organisme en perpétuelle adaptation, capable d’évoluer en étroite interaction avec les conditions matérielles de son environnement », explique la commissaire.

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