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Février 2017
C’est Maintenant

Béatrice Delamotte

En ce mois de février voici notre sélection d’expositions : « Utamaro and the Lure of Japan » au Wadsworth Atheneum museum of Art d’ Hartford, « La modernité en Bretagne, de Claude Monet à Lucien Simon » au musée de la ville de Pont Aven, le seul carnaval inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco à Granville, « Catherine Henriette. Conte d’hiver, conte d’été » à la Galerie SIT Down à Paris. « Le musée universel. Du rêve de Napoléon à Canova » au musée Scuderie del Quirinale de Rome, « Henri Matisse, le laboratoire intérieur » au musée des Beaux-Arts de Lyon, « L’esprit du Bauhaus » au musée des Arts décoratifs de Paris,   « Identités » de Vincent Perez à la Maison Européenne de la Photo à Paris . David Hockney à la Tate Britain de Londres, « Extinct in the Wild » à la Fondazione Prada Milan, « Villes mobiles » à la Galerie 18 de Paris, « A vos pieds » au musée des Confluences de Lyon, « Hodler Monet Munch. Peindre l’impossible » à la Fondation Pierre Gianadda de Martigny, « Abstract Expressionism » au musée Guggenheim de Bilbao, « François Mangeol – Ashes to Ashes » à la Mannheim Gallery de Paris, « Chagall, couleur et musique » au musée des Beaux-Arts de Montréal. Chaque semaine, le magazine PLUME VOYAGE vous propose un choix de news culturelles et d’expositions internationales. Allez-y, C’est maintenant !

  • Hartford : « Utamaro and the Lure of Japan »

    au Wadsworth Atheneum museum of Art

    Pour la première fois en 130 ans, deux peintures monumentales de Kitagawa Utamaro (1753-1803), l’un des plus grands artistes de la tradition ukiyo-e du Japon, sont réunies. L’exposition présente Fikagawa dans la neige, du musée d’art d’Okada à Akone, et Les fleurs de cerisier à Yoshiwara. Utamaro est particulièrement connu pour ses portraits de belles femmes et les deux peintures présentées célèbrent spécifiquement les courtisanes qui vivaient dans les districts de plaisir réputés à l’époque. En plus des deux rouleaux emblématiques, l’exposition présente plus de 50 objets, y compris des peintures, des estampes, des textiles, de la porcelaine et des armes tirés de la collection d’un millier d’œuvres d’art japonais de l’Atheneum museum.
    Jusqu’au 26 mars. www.wadsworthatheneum.org

  • Pont-Aven : « La modernité en Bretagne,

    de Claude Monet à Lucien Simon » au musée de la ville

    Entre 1870 et 1940, de nombreux artistes s’installent en Bretagne pour expérimenter de nouvelles techniques artistiques. Paul Gauguin et Emile Bernard y initieront une révolution artistique majeure pour l’histoire de la peinture moderne : le synthétisme. Pour le premier volet de cette grande rétrospective, le musée de Pont-Aven s’attache à la période qui va de 1870 à 1920, au cours de laquelle de nombreux peintres posent leur chevalet en Bretagne, attirés par l’authenticité des paysages et la singularité de la lumière. En parallèle de la révolution artistique de Pont-Aven, 45 artistes dont Eugène Boudin, Claude Monet, Paul Signac et Jean Puy illustrent l’autre grande histoire de la peinture moderne en Bretagne, à travers 92 œuvres dont certaines issues de collections privées.
    Jusqu’au 11 juin. www.museepontaven.fr

  • Paris : « Catherine Henriette.

    Conte d’hiver, conte d’été » à la Galerie SIT Down

    Lauréate de l’Académie des Beaux-Arts en 2013, Catherine Henriette s’est rendue dans une province du Nord-est de la Chine et a capté le quotidien des habitants au gré des saisons. Une première série, aux allures de grand Nord qui transport à Harbin, sur les bords gelés du fleuve Sungari. De ces lignes d’horizon blanches, figées dans le temps, elle a rapporté une série intitulée « Contes d’hiver ». Pour ses « Contes d’été », c’est toujours en Chine que nous entraîne la jeune femme, sur les plages de Qingado, Beidaihe, Yantai et Dalian. Ici, la ligne d’horizon, confondue entre ciel et mer, se perd sur ces stations balnéaires des années soixante. Pour ses travaux, Catherine Henriette s’inspire des peintures traditionnelles chinoises : « de minuscules personnages qui se promènent au milieu de paysages grandioses (…) où l’espace est aussi important que la matière, où le vide est aussi important que le plein. » Des images pleines de poésie à découvrir sur rendez-vous.
    Du 1er au 31 mars. www.sitdown.fr

  • Granville : le seul carnaval inscrit

    au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco

    Depuis novembre 2016, le carnaval de Granville est le seul carnaval français inscrit sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. Une reconnaissance pour cette fête populaire qui semble avoir toujours existé. Pendant cinq jours, les Granvillais perpétuent la tradition et participent aux intrigues, bataille de confettis, jugement du roi et sa crémation, bals, cavalcade… Plus de 2000 carnavaliers et 120000 visiteurs profitent de cette ambiance festive et bon enfant au son des fanfares et orchestres. Quelque sept tonnes de confettis et des kilomètres de serpentins volèteront pour le plus grand plaisir des petits et des grands et salueront le passage d’une quarantaine de chars tout au long d’une cavalcade de plus de 3 km de long, une des plus longues d’Europe.
    Du 24 au 28 février. www.carnaval-de-granville.fr

  • Rome : « Le musée universel.

    Du rêve de Napoléon à Canova » au musée Scuderie del Quirinale.

    En 1798, Napoléon réquisitionne des chefs-d’œuvre absolus de l’art italien pour compléter les collections du Louvre naissant. Une blessure qui se transforme rapidement en une chance de renouveau et permet à l’Italie de prendre davantage conscience de son patrimoine. Il faudra attendre 1816 pour que la plupart des chefs-d’œuvre confisqués soient restitués à l’Italie naissante et viennent retrouver les œuvres, entre temps redécouvertes dans les collections privées et les églises de la péninsule. Cette exposition revient sur cette extraordinaire aventure et présente quelques œuvres constitutives de la culture artistique italienne, à l’aube de l’indépendance et de l’unité du pays.
    Jusqu’au 12 mars. www.scuderiequirinale.it

  • Lyon : « Henri Matisse, le laboratoire intérieur »

    au musée des Beaux-Arts.

    Tout au long de la vie d’Henri Matisse, le dessin occupe une place centrale, tant dans la diversité de ses moyens que des supports. Cette pratique assidue dans l’intimité de l’atelier a été le laboratoire de son œuvre de peintre, comme de sa sculpture. Les dessins de Matisse environnent, précèdent, accompagnent ou prolongent les autres formes artistiques et se constituent aussi parfois en constellations indépendantes. L’exposition présente 250 œuvres et rend compte des principaux moments de ce parcours articulés en séquences à la fois thématiques et chronologiques, des années d’apprentissage jusqu’aux études pour la chapelle du Rosaire à Vence, ultime chef-d’œuvre et aboutissement de toute une vie pour Matisse. Cette exposition est soutenue par le Centre Pompidou dans le cadre de son 40e anniversaire.
    Jusqu’au 6 mars. www.mba-lyon.fr

  • Paris : « L’esprit du Bauhaus »

    au musée des Arts décoratifs.

    « Architectes, sculpteurs, peintres, tous nous devons retourner à l’artisanat », écrit l’architecte Walter Gropus dans on manifeste du Bauhaus. Fondé en 1919 à Weimar, dissout en 1933 à Berlin face à la montée du nazisme, le Bauhaus est une école d’enseignement artistique qui s’est imposée comme une référence incontournable de l’histoire de l’art du XXe siècle. Le musée des Arts décoratifs rend hommage à l’esprit du mouvement à travers de 900 œuvres, objets, mobiliers, textiles, dessins, maquettes, peintures replacés dans le contexte de l’école et témoignant de l’extrême richesse des champs d’expérimentation. Devant le succès, le musée des Arts décoratifs ouvrira ses portes jusqu’à 21 h les deux derniers week-ends avant la fin de l’exposition. Alors, vite, on y courre.
    Jusqu’au 26 février. www.lesartsdécoratifs.fr

  • Paris : « Identités »

    à la Maison européenne de la photo.

    On connaît Vincent Perez pour sa carrière cinématographique, mais on connaît moins sa passion pour la photographie qui remonte à son adolescence et à son apprentissage chez un portraitiste. Depuis 2008, il a décidé de retourner à ses premières amours et de reprendre ses appareils. Il commence un travail sur les danseurs de la troupe du Bolchoï avant de poursuivre avec une série de portraits qui possèdent une grâce irréelle. Vincent Perez a choisi la question identitaire à travers les Congolais à Paris et les Russes dans leur vaste pays. Il pose aussi la question de sa propre identité. Acteur, comédien, réalisateur, scénariste, homme publique, quelle est la place du photographe dans cette litanie ? Dans cette exposition, il décrypte à merveille l’art dramatique de la vie qui se déroule sous ses yeux pour en capter un instant de vérité qui oscille entre le champ documentaire et la mise en scène.
    Jusqu’au 9 avril. www.mep-fr.org

  • Londres :

    David Hockney à la Tate Britain

    Pour cette grande rétrospective, la Tate Britain revient sur six décades du travail de David Hockney. Avec des œuvres issues de collections privées et publiques – dont certaines jamais présentées au public -, cette exposition offre un large panorama sur l’œuvre reconnaissable de l’artiste, qui marie peintures, dessins, photos et vidéos. On découvre également de nouvelles peintures réalisées dans le jardin de Hockney à Los Angeles, qui sont mises en parallèle avec des œuvres plus anciennes, montrant ainsi la continuité dans le travail de l’artiste.
    Jusqu’au 29 mai. www.tate.org.uk

  • Milan : « Extinct in the Wild » à la Fondazione Prada.

    Imaginée par l’artiste américain Michael Wang,

    l’exposition réunit flore et faune qui ne se retrouvent plus dans la nature, mais persistent uniquement dans des habitats artificiels ou grâce au soin de l’homme. Désignée par le terme de « extinct in the wild », éteint dans la nature, ces espèces ont été forcées de quitter la nature, faisant leur entrée dans la chaîne de la culture humaine. Ces plantes et animaux sont transplantés dans l’exposition et un espace culturel. Une série de 20 photos, prises par Michael Wang entre 2014 et aujourd’hui, dresse le portrait de ces espèces éteintes dans la nature et de leur habitat originel où elles vivaient avant leur extinction.
    Jusqu’au 9 avril. www.fondazioneprada.org

  • Paris :

    « Villes mobiles » à la Galerie 18.

    La vision offerte par Villes mobiles révèle le regard de quatre photographes (Jean-Fabien Leclanche, Richard Volante, Denis Bourges et Patrick Tourneboeuf) sur des métropoles où des villes emblématiques. Il s’agit de livrer une vision intimiste, subjective, à l’opposé d’un guide touristique. Seule contrainte : les photographies prises avec un smartphone. Ainsi, chaque volume publié aux Editions de Juillet, qui compte 12 ouvrages à ce jour, propose une narration et une esthétique originales, guidées par les vagabondages des auteurs. L’exposition s’intéresse plus particulièrement à quatre villes : Séoul, Kimberley, Londres et Montreuil.
    Jusqu’au 26 février. www.editionsdejuillet.com

  • Lyon : « A vos pieds » au musée des Confluences.

    Les chaussures sont bavardes et dévoilent beaucoup sur celui qui les porte.

    Qu’elles soient sandales, bottes, mocassins, babouches ou bien d’autres, d’ici ou d’ailleurs, d’hier, d’aujourd’hui et à venir, les chaussures sont intimement liées aux histoires humaines. Il n’est donc pas étonnant qu’elles nous soient si proches, que l’on en ait conscience ou pas. Elles agissent comme témoins de divers modes de vie, comme objets de désirs et marquent souvent une appartenance à un groupe. Sous le regard de qui sait les déchiffres, elles révèlent codes et symboles. Ces multiples facettes nous confortent ainsi dans l’idée qu’il y a rien d’anodin dans les chaussures que nous choisissons de porter. L’exposition emmène pas à pas à la découverte de paires issues de tous les continents, du XVIe au XXIe siècles, des délicats lotus pour pieds bandés chinois aux actuelles bakets.
    Jusqu’au 30 avril. www.museedesconfluences.fr

  • Martigny : « Hodler Monet Munch.

    Peindre l’impossible » à la Fondation Pierre Gianadda.

    Pourquoi réunir le temps d’une exposition le Suisse Ferdinand Hodler, le Français Claude Monet et le Norvégien Edvard Munch ? La composition du trio peut paraître étrange. Ils ne se sont même pas rencontrés et, s’il ne fait aucun doute qu’Hodler et Munch ont souvent regardé Monet, la réciproque n’est pas démontrée. De plus, l’histoire de l’art a pris l’habitude de les classer dans des catégories différentes : impressionnisme, postimpressionnisme ou symbolisme. Or c’est ce classement même que l’exposition remet en cause en montrant que leurs œuvres ont bien plus à se dire entre elles qu’on ne le pense.
    Jusqu’au 11 juin. www.gianadda.ch

  • Bilbao : « Abstract Expressionism » au musée Guggenheim.

    Réunissant une sélection de plus de 130 œuvres – peintures, dessins, sculptures, photographies –

    d’Arshile Gorky, Franz Kline, Jackson Pollock, Mark Rothko, Barnett Newman, Ad Reinhardt, Willem de Kooning… l’exposition entend offrir une nouvelle lecture du mouvement de l’expressionisme abstrait, souvent perçu à tort comme un tout homogène. Phénomène divers, complexe, protéiforme, l’expressionnisme abstrait devait radicalement changer la peinture dans le New York des années 1940. À la différence du cubisme ou du surréalisme qui l’ont précédé, ce mouvement échappe néanmoins à toute formulation préétablie tout en se fondant sur une célébration de la diversité et de la liberté d’expression individuelle. Format immense des œuvres, spontanéité du geste, intensité et expressivité sont les caractéristiques qui unissent souvent ces œuvres, parfois aussi investies d’une dimension contemplative avec de grands aplats de couleur.
    Jusqu’au 6 avril. www.guggenheim-bilbao.eus

  • Paris : « François Mangeol –

    Ashes to Ashes » à la Mannheim Gallery.

    La notion de temps est au cœur du travail de François Mangeol, artiste français passionné de sémantique et de philosophie. Comment expérimenter la durée ? Que fait-on du temps que l’on a ? A travers différents systèmes plastiques, il produit un recueil de figures mystérieuses qui sont autant de pistes de réponses. Dans cette nouvelle exposition, il propose de parcourir le temps et les œuvres pour tenter de découvrir leur secret, de trouver du sens et invite à se faire acteur de sa propre interprétation. La superposition de peinture et de matière, plus ou moins perceptible, offre différents niveaux de lecture. Et le sens, qui n’est pas toujours esquissé, se met en retrait pour laisser place à l’émotion de l’observateur et de celui qui aura pris le temps de chercher et de découvrir.
    Jusqu’au 25 février. www.mannerheimgallery.com

  • Montréal : « Chagall, couleur et musique » au musée des Beaux-Arts.

    Plus importante exposition consacrée à l’artiste au Canada,

    Chagall, couleur et musique traite pour la première fois de l’omniprésence de la musique dans la vie et l’œuvre de l’artiste à travers 340 œuvres et important corpus documentaire. Cette approche inédite montre combien cette musicalité a imprégné l’univers esthétique et artistique de Chagall, depuis ses peintures, œuvres sur papier, costumes, sculptures, céramiques, vitraux et tapisseries jusqu’à ses créations pour la scène et les grands projets décoratifs et architecturaux.
    Jusqu’au 11 juin. www.mbam.qc.ca

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