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août 2017
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Judith Queree

Jersey, Judith Queree Cottage. PLUMEVOYAGE @plumevoyagemagazine © FRANCOISE SPIEKERMEIER

Iris Sibirica, centaurée, coquelicot, arum de Chine, lupin et digitale… Dans l’effusion des couleurs et des formes, au milieu des bosquets du jardin sec alimenté par des sources souterraines, une petite voix s’élève : « nous avons découvert cette petite maison par hasard en promenant notre chien dans les bois. Elle était délabrée, le sol était en terre battue, le jardin abandonné et nous sommes tombés sous son charme ». Judith Queree raconte son histoire comme un conte, celui d’une fée aux mains vertes qui a ordonné l’incroyable diversité végétale, magique, ésotérique, enchanteresse : le corps tout entier est saisi par cette nature pensée pour produire du plaisir, par l’intermédiaire du génie créatif de Judith. Ici, sur la petite commune de Saint-Ouen, au Nord de l’île et tout près des plages, le cottage de Judith est ouvert aux visiteurs. Il suffit de prendre rendez-vous. Dans les recoins du jardin, un âne, une pintade en fils de fer, un cheval en fer blanc viennent à votre rencontre, imaginés par des sculpteurs britanniques pour attirer les oiseaux. Il y en aurait 42 espèces que les Anglais adorent observer pour remplir leur carnet de Bird Watching. Les papillons sont trois fois plus nombreux. Car Judith prend soin de la terre qu’elle met au repos en réservant des espaces de prairie sauvage accueillant toutes sortes d’espèces, du hérisson au « caterpillar » (chenille). Elle a bien-sûr banni les désherbants toxiques pour respecter le cycle de la nature.
Ce typique « English Garden Cottage », vieux de 350 ans, est vraiment difficile à trouver, caché dans un vallon au détour d’une route étroite (une « Green Lane ») coupant à travers les champs de pommes de terre de Jersey (fameuses !). Le GPS faillit à le localiser ! Mais Judith en est fière : son jardin se mérite.
Pour y arriver, on a pris une voiture de location sur le parking de l’embarcadère. Pas besoin de vadrouiller, les voitures vous attendent à la sortie du ferry. Classe ! On débarque donc en plein centre-ville de Saint-Helier, la capitale, congestionnée par les embouteillages. Priorité : fuir ! Mais prudence : la conduite à gauche est la règle et la vitesse scrupuleusement respectée, oblige à rouler au pas. L’idée est donc de s’enfoncer dans l’île, de se mettre au vert en s’échouant sur une plage.

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