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Octobre 2011

Gastronomie libanaise

La renaissance
gastronomique

Béatrice Delamotte

Après trente années de guerre civile, d’invasions et d’occupation, Beyrouth retrouve son titre de Paris du Moyen-Orient.
Un renouveau qui passe bien sûr par l’assiette. Nombre de grands chefs français ont ainsi décidé d’y ouvrir une table. Yannick Alléno vient d’y ouvrir deux concepts gastronomiques dans les souks, le STAY (Simple Table Alléno Yannick) et le Sweet Tea. Les frères Pourcel ont ouvert eux en septembre à Achrafieh, le Yazhou, leur premier établissement avec une carte 100 % asiatique. En attendant L’Atelier de Joël Robuchon attendu pour l’année prochaine. Après le Japon et les Etat-Unis, la capitale libanaise est bien en passe de devenir le dernier spot tendance de la gastronomie. Sans pour autant renier ses racines et sa tradition culinaire. Zeina Raphael nous entraîne à la découverte de ses adresses et écrit ainsi sa cartographie gourmande de la ville.
Le Souk-el-Tayeb : La parole aux paysans
Le marché bio du Souk-el-Tayeb (« le marché des bonnes choses »), créé en 2004 par Kamal Mouzawak, met à l’honneur les producteurs venus de tout le pays pour vendre le meilleur de leurs exploitations. « J’ai voulu redonner la parole aux paysans qui sont les seuls à pouvoir parler des fruits de leur labeur avec tant d’amour et de passion », explique-t-il. Le résultat est une fantastique ballade à travers les différentes régions du Liban, à la découverte d’herbes, de légumes et de fruits odorants, que l’on imagine déjà amoureusement préparés par des mains aimantes.
Tous les samedis de 9h à 14h.
Beirut Souks – Trablos Street – Beyrouth
www.soukeltayeb.comTawlet du Souk el Tayeb : La cuisine des régions
Cuisine ouverte et généreuse, le Tawlet du Souk-el-Tayeb propose une cuisine familiale typiquement libanaise. Chaque jour, un producteur ou un cuisinier différent fait partager ses recettes, ses produits, son histoire. Créé par Kamal Mouzawak, « inventeur » du seul marché paysan de Beyrouth, Tawlet (« la table ») met en avant des recettes régionales traditionnelles. Il est même possible de suivre des cours de cuisine (pour les grands et les petits), histoire de faire vivre cet important héritage gastronomique.
Formule buffet à environ 20 euros.
Naher Street 12 – Chalhoub Building – Beyrouth
www.tawlet.com961
La Genèse de 961 est atypique. Mazen continue de s’étonner d’avoir troqué sa casquette de reporter de guerre pour celle de brasseur. Et pour cause, fondateur de la marque de bière 961, il se souvient avoir brassé les premiers litres pendant les bombardements de 2006 ; ce faisant, Mazen ne s’imaginait pas révolutionner la vie nocturne libanaise – et internationale – à l’aide d’un simple quatuor de bouteilles. Regroupant à elles seules toutes les envies houblonnières ou maltées d’une génération qui aime faire la fête, les bouteilles graphiques de 961 incarnent aujourd’hui, plus que jamais, le changement. Texte Marie Le Fort
www.961beer.com Gastronomie libanaise

Bali-Balima : Joyeuse mosaïque
Situé en plein cœur du quartier des designers libanais, Bali-Balima est un des plus petits endroits des souks avec ses deux comptoirs, bar d’un côté, avec DJ ou groupes de jazz, et petits plats de l’autre. Inspiré par la vie culturelle et sociale du quartier Saifi, le lieu mélange les ambiances, les matériaux, des styles. Un fragment de ville transformé en lieu d’échanges, brillant d’objets lumineux, rafraichissant et gai, coloré et vibrant d’une énergie dont il faut faire l’expérience. Dans l’assiette, les plats imaginés par le chef français Olivier Gougeon sont simples et savoureux, réalisés avec les produits du marché fermier de Souk-el-Tayeb.
Formule à partir de 10 euros.
Beirut Souks – Downtown – Beyrouth

Gastronomie libanaise

Le Burgundy : L’éloge de la Bourgogne
Le Burgundy est un très bel hommage aux vins français et surtout aux grands vins de Bourgogne. En salle, un style pur et raffiné avec un esprit de modernité où métaux, bois et béton marquent l’ambiance. Du brut, certes, mais avec une âme. Côté cuisines, le chef canadien Brody White prépare une gastronomie inspirée de ses nombreux voyages dans le monde, sans aucune concession à la qualité des produits. Mais c’est surtout côté cave que la magie du Burgundy opère : les plus grands crus de Bourgogne y sont servis au verre. Et les sommeliers se font un plaisir d’imaginer des accords mets-vins somptueux.
Menu à partir de 55 euros. Bouteilles de 35 à 6500 euros.
752 Gouraud Street – Saifi Village – Beyrouth
www.burgundybeirut.com

Gastronomie libanaise

Ginette : Gastro design
Ouvert en décembre 2010, ce concept-store est difficile à cataloguer : pâtisserie, café, restaurant, salle d’exposition, galerie et boutique de mode aux sélections pointues tout à la fois. Dans un décor épuré, on y déguste un large choix de salade healthy, de sandwiches gourmands et une large sélection de desserts, confectionnés par la célèbre pâtisserie locale Oslo.
Gemmayze, Gouraud Street – Convivium 05 Project – Beyrouth
www.ginette-beirut.com

Gastronomie libanaise

Le Momo at the Souk : Fusion méditerranéenne
Mourad Mazouz a imaginé le juste point de rencontre entre tradition et modernité. Le Momo at the Souk surplombe le tohubohu de la capitale libanaise. Avec Annabel Karim Kassar et Violaine Jantet, il a créé un curieux paradis où objets vintages, pièces de designers et meubles sur-mesure composent une atmosphère particulière et attachante. Dans les assiettes, tous les parfums et les saveurs d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient se marient aux recettes traditionnelles françaises.
Environ 40 euros à la carte (hors boissons)
Beirut Souks Jewelery n°7 – Beyrouth
www.momo-at-the-souk.com

Gastronomie libanaise

L’esprit français souffle sur le Balthus
En entrant dans ce restaurant, on se croirait dans l’une des grandes brasseries de Saint-Germain des Prés, plutôt qu’à quelques pas du centre-ville de Beyrouth. Et peu de choses à la carte pourraient dissiper cette impression. Des entrées aux desserts, le classicisme, voire le traditionalisme, français règne : poireaux vinaigrette, salade de lentilles, foie gras maison, grenouilles à la provençale, filet de bœuf Rossini, sole meunière, gratin dauphinois, tarte Tatin, pain perdu… On s’y croirait ! Heureusement, quelques touches « locales » donnent un peu de caractère au lieu, particulièrement la salade de crabe façon Balthus ou les poissons grillés, d’une fraicheur absolue. Une jolie adresse pour un voyage gustatif immobile de qualité.
Environ 70 euros à la carte (hors boissons)
Ghandour Building – Minaa-el-Hosn – Beyrouth

Gastronomie libanaise

Le Yabani : Ultramodernité
Un restaurant japonais à Beyrouth ? Oui, mais pas n’importe lequel. Situé rue de Damas, le paysage fantomatique, qui garde encore des stigmates de la guerre, laisse émerger des restaurants ultramodernes comme le Yabani. Une attraction architecturale imaginée par l’architecte libanais Bernard Khoury. C’est un restaurant souterrain qui se présente comme une tour métallique comprenant une cage d’ascenseur ovale et transparente. Sous les pieds, des dalles vitrées laissent entrevoir l’intérieur du restaurant. Dans l’assiette, rien de très original. Mais c’est archi-frais.
A partir de 10 euros.
Damascus Road – Achrafieh – Beyrouth


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